Wintersun: The Forest Seasons

Wintersun: The Forest Seasons

On attendait Time II, mais le groupe finlandais de death-metal mélodique Wintersun nous livre à la place The Forest Seasons. Au moins, on reste dans la thématique du temps qui passe.

Wintersun, dont c’est ici le troisième album, fait partie de cette nébuleuse nordique de groupes qui blindent leur death-metal de mélodie et qui, souvent, flirtent avec le symphonique et/ou le progressif: Insomnium, Omnium Gatherum et bien d’autres.

The Forest Seasons est donc un concept-album qui, comme son nom l’indique, parle du cycle des saisons dans une forêt. Comme de bien entendu, on a quatre pistes, entre douze et quinze minutes, auxquelles s’ajoute une reprise acoustique de la dernière piste, pour un total de cinquante-quatre minutes. Le digipack contient un deuxième disque avec l’ensemble en instrumental.

Je dois avouer que The Forest Seasons, loin d’être un mauvais album, me déçoit à plusieurs niveaux. D’abord, ce n’est pas Time II. On me dira que ce n’est pas le premier groupe à faire un « part one » qui n’aura jamais de suite. C’en est presque un cliché dans la scène metal. Mais vu comment j’avais flashé sur Time I, j’espérais vraiment une suite.

Ensuite, en conséquence du précédent, ce n’est pas Time I non plus. J’entends par là que la qualité générale de cet album me semble un ou deux tons en dessous de son prédécesseur.

Certes, ça reste d’un bon niveau, mais je ne suis pas certain que Wintersun maîtrise bien les compositions kilométriques, genre dix minutes et plus; une ou deux par album, ça semble gérable, mais quatre, c’est probablement exagéré. Souvent, le groupe semble s’égarer dans ses propres compositions et il y a du flottement, voire du n’importe quoi.

Enfin, il y a les pistes surnuméraires, qui ne sont pas désagréables, mais qui sont, eh bien, surnuméraires. Comme dans « dispensables ». Ce genre de choses m’agace un peu, parce que j’ai tendance à penser que c’est un moyen artificiel pour gonfler la durée d’un album.

Dans le cas présent, la version acoustique de « Loneliness » n’apporte pas grand-chose et les pistes instrumentales sont surtout là pour faire plaisir à ceux qui ne supportent pas le growl.

Là où Wintersun avait presque réussi l’album parfait avec Time I, ce Forest Seasons a quand même pas mal de déchet – ou, à tout le moins, de passages moyens. Il reste quand même deux bons tiers de l’album qui est de bonne qualité. Vous pouvez le trouver sur Bandcamp, où il n’y a que les quatre pistes principales de l’album – mais le groupe y propose aussi la version instrumentale et même les masters de l’album. C’est un peu des malades, quand même…

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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