Anathema: The Optimist

Anathema: The Optimist

S’il fallait une mesure pour estimer la distance parcourue par le groupe anglais Anathema de ses débuts doom à aujourd’hui, le titre de leur nouvel album, The Optimist, serait un bon indice.

Au reste, si je devais définir en une étiquette – ou même en douze – le genre musical du groupe, je serais bien en peine. Rock, certainement, progressif peut-être, doom sans doute un chouïa encore, atmosphérique aussi, avec son duo de voix masculine et féminine… Pour moi, Anathema, c’est une musique qui tutoie la stratosphère, le rock vu du ciel, un sentiment de fraîcheur et d’air pur et raréfié. Mais c’est moi (et il fait très chaud, ces jours).

The Optimist est conçu comme un concept album, une suite à leur album de 2001 A Fine Day to Exit, qui reprend la trace du personnage sur onze pistes et un peu moins d’une heure, à commencer par une piste d’intro qui a pour titres les coordonnées de la plage près de San Diego sur la pochette de A Fine Day to Exit.

Je dois néanmoins avouer que, si je pars d’un préjugé positif, parce que mes expériences avec Anathema en live ont toujours été ultrapositives, j’ai plus de souci avec les albums studio et The Optimist ne fait pas exception.

Mon problème principal, c’est l’impression d’avoir un album qui démarre à fond: « Living it Behind » lance la machine après l’intro, le superbe « Endless Ways » et sa montée en puissance de folie enchaîne, puis le morceau-titre suivi par l’instrumental « San Francisco »… et puis plus rien. Ou si peu.

J’exagère un peu, mais après ces cinq pistes d’exceptions, le reste de The Optimist me paraît fade. Et ce n’est pas la première fois que j’ai ce genre de ressenti sur un de leurs albums: Distant Satellites m’avait fait à peu près le même coup. Et le coup de la « piste cachée » est un moyen assez sûr pour m’agacer.

Au final, The Optimist est un bon album, mais avec du bon qui est très très bon et du moins bon qui est juste okay; on parle quand même d’Anathema, je ne suis pas certain qu’ils soient capables de faire de la merde. Mais, comme on parle d’Anathema, c’est toujours décevant d’entendre des morceaux qui sont « juste okay ».

Bonus: la vidéo de « Springfield », qui est un morceau très correct de la seconde moitié de l’album

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

Vous aimerez aussi...

2 réponses

  1. « mes expériences avec Anathema en live ont toujours été ultrapositives, j’ai plus de souci avec les albums studio et The Optimist ne fait pas exception. » Tu as très bien résumé dans cette phrase. Hindsight avait permis une sorte de « reboot » en donnant une nouvelle vie à d’anciens morceaux. Et en live, c’est magnifique. Mais j’ai aussi du mal à trouver un album studio qui me satisfasse dans sa production.
    Didier A. (Iceman) Articles récents…BD : The Shadow Glass d’Aly Fell (2016)My Profile

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

%d blogueurs aiment cette page :