Avengers: Endgame

Avengers: Endgame

Avengers: Endgame, le film de tous les superlatifs! Le crossover le plus ambitieux jamais filmé, la conclusion d’une saga commencée il y a plus de dix ans et courant sur vingt-deux films, trois heures de film et un box-office éparpillé façon puzzle. OK, mais est-ce que c’était bien, au moins?

En deux mots: oui, mais. En plus que deux mots, ce sera après, mais il risque d’il y avoir quelques spoilers, que je vais essayer de garder au minimum.

Le film commence quasiment là ou se terminait le précédent, Infinity War: les Avengers, ceux qui restent, retrouvent Thanos et lui pètent la tête. Littéralement. Mais trop tard: il a détruit les Pierres d’infinité et, en théorie, il est donc désormais impossible de revenir en arrière.

Sauf que débarque Scott Lang, alias Ant-Man, qui revient de l’univers quantique avec une solution potentielle au problème: voyager dans le passé et y récupérer les pierres.

Normalement, à ce moment, un peu toutes les sirènes d’alarmes du monde geek se mettent à hurler « Alerte! Voyage temporel en vue! Tempête scénaristique à prévoir! » Et… ben ouais, c’est un peu le beusier, en fait.

Ceci mis à part, Avengers: Endgame part sur deux-trois idées assez intéressantes. Notamment, comment les super-héros les plus puissants de l’univers se remettent d’avoir perdu une bataille, ce qui a quand même flingué 50% de toute vie.

Cinq ans après, on voit que certains le prennent mieux que d’autres. Mention spéciale à “Professeur Hulk” qui est vraiment très drôle en contre-emploi, et à Thor, dont le potentiel comique est encore plus élevé que dans Thor: Ragnarok.

C’est amusant, parce qu’un peu comme The Last Jedi, c’est un film sur des héros qui échouent et qui doivent vivre avec. Bon, pas longtemps non plus: assez rapidement, les survivants repartent en ordre de bataille, bon gré mal gré. On parle de super-héros, quoi, merde!

Toute la partie “voyage dans le temps” est peut-être scénaristiquement pétée, mais elle permet de revisiter certains des événements de la série, notamment la bataille de New York dans le premier film Avengers. Ce qui donne un certain nombre de scène bien drôles, notamment celle de l’ascenseur, en miroir à celle de Captain America: The Winter Soldier.

Et puis bon, il y a la pièce de résistance: la bataille finale ou tout le monde – mais VRAIMENT tout le monde – part maraver Thanos et ses armées. Soyons honnête: c’est ce qu’on attendait tous depuis le début. Et ça pète vraiment bien.

Alors oui, c’est un film de trois heures et il a un peu du mal à commencer, mais je n’ai pas trop vu le temps passer, surtout après la première heure. Il y a certes des longueurs, mais elles ne sont jamais totalement inutiles et elles ne cassent pas le rythme. On a une montée en puissance tout au long du film, jusqu’à la bagarre.

Un des trucs qui font bien passer cette longueur – et le film, en général – c’est le soin que les auteurs ont apporté aux personnages. Malgré leur côté super-héros gavés de pouvoirs tous plus abusés les uns que les autres, ils gardent un côté humain et leurs interactions semblent d’autant plus naturelles.

Reste que ce Avengers: Endgame, c’est surtout de l’aventure, de l’action, du grand spectacle. Une touche d’émotion aussi, parce qu’on va quand même dire au revoir à un certain nombre de personnages. Enfin, de façon aussi permanente que possible, dans un univers de super-héros où les personnages ont tendance à ressusciter plus facilement que Jésus.

Mais bon, on peut peut-être se dire, au final, « tout ça pour ça », mais honnêtement, « ça » est déjà pas mal. En attendant le prochaine chapitre de l’Univers cinématique Marvel. Parce que, quelque part, le truc VRAIMENT impressionnant avec Avengers: Endgame, ce n’est pas tant le film lui-même, mais les vingt-et-un autres qui ont mené jusqu’à celui-ci. Sans parler des séries annexes.

Sans parler du fait que c’est un truc qui a réussi à me faire aimer les super-héros. Et ça, à la base, ce n’était pas gagné!

Bonus: le trailer du film

Sinon, j’ai lu la chronique de Greg Pogorzelski sur son blog ciné, Sinon j’ai vu, et elle est très bien. Ne serait-ce que parce qu’elle contient la meilleur définition de power-prog evar.

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