Beast in Black: Berserker

Beast in Black: Berserker

Il y a des groupes qui, sur le papier, ne font pas envie. Prenez Beast in Black: si je vous dis que leur premier album, Berserker, ressemble à un croisement très eighties entre Iron Maiden et Europe, avec des bouts de dance-music dedans, il y a toutes les chances que vous me jetiez des objets lourds à la tête. Eh bien vous auriez tort.

Beast in Black est une formation finlandaise, mais avec un chanteur grec et un bassiste hongrois. Leur musique, comme indiquée, mélange les galopades maidenesques et le hard-FM à la Europe, avec ses claviers ultratypés, à la sauce power-metal moderne et avec des bouts électro dedans. Perso, j’appelle ça du power-FM.

Berserker est un album que l’on qualifiera de concis: il compte certes dix pistes, mais la plus longue dépasse à peine les cinq minutes et demie et l’album dure au total un poil moins de trois quarts d’heure.

Petite précision: j’écoute cet album après avoir le groupe sur scène en première partie de Nightwish. L’album est bien, mais sur scène, c’est encore mieux. Parce que, quelque part, le fond de commerce de Beast in Black, c’est les gros clichés metal old-skool qui collent, avec les poses qui vont bien.

Sans les visuels outranciers, c’est moins bien, mais c’est très bien quand même. On a quand même une grosse dose de clichés à se mettre sous la dent, entre les titres des morceaux (“Blood of a Lion”, “Eternal Fire”), les paroles et les sonorités. Sans parler des clins d’œil au nightwishcore (“Blind and Frozen”).

Et puis, il faut dire ce qui est, le traitement power-metal donne à l’ensemble un volume largement supérieur à ce que pourrait avoir un simple groupe de retro-metal. C’est puissant, ça déménage et ça donne envie d’avoir des cheveux pour pouvoir les secouer.

Reste le côté dance-music, qui paraît un chouïa too much, même pour un projet de ce calibre. Alors oui, peut-être, mais à l’écoute, ça passe pas mal; quelque part, c’est dans une forme de continuité logique des claviers turbolicorne à la Europe. Et ça contribue pas mal au côté remuant de Beast in Black.

Il y a peu de déchet sur ce Berserker; il y a surtout une blinde de titres impressionnants, comme l’ultra-classique “Beast in Black” qui ouvre l’album, “Blind and Frozen”, “Eternal Fire” (ou “voici ce qu’aurait dû être ‘The Final Countdown'”) ou “End of the World”. On peut chouiner sur l’utilité de la ballade finale, mais c’est mineur.

Berserker date de 2017, mais Beast in Black nous a promis un nouvel album (et une tournée à suivre) début 2019. En attendant, on peut déjà se jeter sur celui-ci, monter le son jusqu’à faire trembler les murs et faire du stage-diving depuis le canapé du salon. J’ai presque envie de piquer une des perruques de ma dame pour faire des moulinets de tête, c’est dire.


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Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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4 réponses

  1. Ploum dit :

    “un croisement très eighties entre Iron Maiden et Europe”

    J’ai été convaincu à ce moment-là, je ne regrette pas. Ça ira très bien entre Avantasia et Stratovarius.

  2. François dit :

    Mais c’est fun, ce truc! 😉

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