Between the Buried and Me: Automata (I & II)

Between the Buried and Me: Automata I+II

C’est la saison des albums en deux parties! À l’instar de Prevail, précédemment chroniqué, Automata, le nouvel opus de Between the Buried and Me, est sorti en deux parties, à quelques mois d’intervalle. Ce qui, au vu de la longueur totale du bazar, est peut-être un peu abusé, mais passons.

C’est aussi le deuxième album de Between the Buried and Me que je chronique en moins de six mois, après Coma Ecliptic Live. Il faut dire que ce groupe américain de metal progressif m’a sérieusement tapé dans l’oreille, avec son style à la fois expérimental et classique.

Automata, c’est donc deux albums de longueur sensiblement identique: six pistes et trente-cinq minutes pour le premier, quatre pistes et trente-quatre minutes pour le second. Avec un total de dix morceaux – dont plusieurs flirtent avec, voire dépassent les dix minutes – et une durée en-dessous des septante minutes, ça aurait pu tenir sur un seul album. On a déjà vu bien plus long.

Sur Automata, Between the Buried and Me reprend sa formule, qui mélange allègrement metal progressif, rock progressif et bidules plus expérimentaux, avec growls et hurlements. Le résultat sonne plus complexe, moins facile d’accès et plus rugueux (plus metal, en fait) aussi que Coma Ecliptic, mais aussi plus impressionnant.

L’album a aussi une cohérence interne impressionnante, même d’un album à l’autre, avec des pistes qui s’enchaînent et des thèmes qui se répondent. Les compositions les plus longues sont, à mon avis, les plus réussies, notamment “The Proverbial Bellows”, mais j’aime aussi beaucoup “House Organ”.

Il y a peu de passages faibles sur Automata, juste quelques-uns que je n’aime pas trop, la faute à des avalanches de growls pas toujours très heureuses. C’est donc un double album très solide que nous a pondu Between the Buried and Me, à la fois fidèle au son du groupe, mais également ambitieux et original.

Il n’est pas dispo sur Bandcamp, mais on peut le trouver chez tous les suspects habituels (la chaîne de Sumerian Records a pas loin de l’intégralité de l’album en ligne) et je recommande aux amateurs de metal progressif de s’y intéresser séance tenante.

Bonus: la vidéo de “Millions”


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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