Between the Buried and Me: Coma Ecliptic Live

Between the Buried and Me: Coma Ecliptic Live

Between the Buried and Me est un des nombreux groupes qui sont considérés comme des classiques – ici du metal progressif – et auxquels je ne m’étais jamais intéressé jusqu’alors. Il a fallu que je voie leur nom en première partie d’un prochain concert de TesseracT pour que je m’y intéresse, via leur dernier album en date, Coma Ecliptic Live.

Between the Buried and Me est une formation américaine, active depuis près de vingt ans, et, comme son nom l’indique, Coma Ecliptic Live est un album live enregistré pendant la tournée Coma Ecliptic du groupe. Sur la base du peu que je savais de ce groupe, je m’attendais à du metal progressif très technique, passablement perché. Je ne m’attendais pas à ce qu’il soit accompagné par des passages de pur prog.

Comme souvent avec les albums live, Coma Ecliptic Live est un sacré morceau: une heure et quart, onze pistes qui reprennent l’intégralité de l’album studio et qui atteignent et dépassent souvent les sept minutes, jusqu’à dix.

Globalement, on a l’impression d’entendre un groupe de metal progressif qui, plutôt que d’admirer Rush ou Genesis, se serait pris d’une soudaine passion pour Van der Graaf Generator. L’album est truffé de passages discordants, de décrochages acrobatiques et de growls méchants, mais également de moments de grâce ultra-mélodiques où les influences prog “classiques” refont surface de façon inattendue.

“Node”, qui lance l’album, est notamment désarçonnant de classicisme, avec son piano et sa voix claire, avant que “The Coma Machine” ne lance sérieusement la machine, avec les grosses guitares, les growls et de multiples changements d’ambiance à la volée, combinant des sonorités prog classiques avec du metal furieux; “The Coma Machine”, c’est un peu le morceau archétypique de cet album: si vous ne l’aimez pas, n’insistez pas.

On trouve également dans cet album des morceaux particulièrement hallucinés, comme “Dim Ignition”, “Famine Wolf”, “King Redeem / Queen Serene” ou “Rapid Calm”, pour ne citer qu’eux. Coma Ecliptic a une intensité qui nous plonge droit dans un univers musical impressionnant.

L’ensemble est dense et complexe, impressionnant voire intimidant. Quelque part, Between the Buried and Me est représentatif d’une nouvelle scène progressive qui n’hésite pas à se lancer dans des gros mélanges acrobatiques et très techniques. Coma Ecliptic Live n’est peut-être pas l’album le plus accessible du mois; c’est un prog exigeant.

Coma Ecliptic Live – ainsi que son grand frère studio – est disponible sur Bandcamp. Je ne sais pas trop si l’aspect live est réellement différent de la version studio, mais à mon avis, vous pouvez en tout cas vous jeter sur l’un des deux si vous avez envie d’écouter du metal progressif avec beaucoup de metal, beaucoup de progressif – et beaucoup de tout, en fait.


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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