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Catchlight: Helios – Part One

Catchlight: Helios – Part One

Il doit y avoir quelque chose dans l’atmosphère au sujet des groupes de metal progressif français. Après un premier album plutôt convaincant, Amaryllis, on attendait Catchlight au tournant. Les voici qui reviennent avec un très bon Helios – Part One.

Derrière cette pochette qui rappelle les drones de The Astonishing (je vous rassure, c’est le seul point commun), le metal progressif de Catchlight est mélodique, sombre et ponctué par des sonorités électro. Le tout est plutôt mid-tempo voire lent, mais toujours traversé par une énergie et une intensité notable.

Dans l’ensemble, ça rappelle un peu Soen, avec plus d’émotions, ou Klone – ce n’est sans doute pas un hasard si cet album a été joué pour la première fois lors d’un concert avec cette autre formation française.

De même qu’Amaryllis, Helios – Part One est un concept album – dans le même univers, mais plusieurs siècles auparavant. Avec un peu moins de quarante minutes au total, il ne fait pas trop traîner les choses: les sept titres varient en longueur entre quatre et neuf minutes et demie.

Alors, d’accord, Catchlight n’est pas le groupe le plus original du monde. Objectivement, ce style de metal progressif, on en a déjà entendu pas mal. Mais le groupe maîtrise son sujet, d’une part, et a un goût certain pour les ambiances qui vont bien, d’autre part.

Qui plus est, s’il est assez courant d’avoir des albums de metal progressif mélancoliques qui ronronnent en se complaisant dans les teintes de gris, Helios – Part One varie les atmosphères, avec quelques fulgurances. À commencer par “Extinction”, dont le final mord pas mal, de même que le début de “Silent Ghosts”.

De manière générale, Catchlight n’hésite pas à utiliser des riffs de guitare bien agressifs dans des compositions, pour contrebalancer le côté très électronique (“Cyclops”) ou planant (“Nyx”) des claviers. Le résultat est plutôt convaincant. Ça donne à l’album un son qui lui est propre.

Vous pouvez trouver Helios – Part One sur Bandcamp. Il est même disponible sous licence Creative Commons (non-commerciale, partage dans les mêmes conditions), ce qui est une raison supplémentaire pour découvrir cet excellent album.

Bonus: la vidéo de “Silent Ghosts”

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2 commentaires sur “Catchlight: Helios – Part One”

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