Dark Matter, saison 2

Dark Matter, saison 2

Dans la première saison de Dark Matter, on avait six personnages amnésiques à bord d’un vaisseau qui, au fil des péripéties, retrouvaient des bribes de leur passé pour finalement convenir que leurs anciennes personnalités n’étaient pas des gens fréquentables – y compris par eux-mêmes.

La deuxième saison part de là et, sur treize épisodes, rajoute une méta-intrigue pas piquée des hannetons et un certain nombre de bidules empruntés à une palanquée d’autres histoires de science-fiction: la prison dont on ne s’évade pas, les corpos qui se tirent dans les pattes, la grosse guerre méchante qui se profile, la technologie ultrapuissante, mais que seuls les personnages possèdent (et que tout le monde veut), le voyage dans le temps (-ish), les prophéties.

Et, par-dessus, les personnages qui essayent de concilier leurs personnalités passées et présentes. Ce qui n’est pas forcément évident quand on a eu une longue carrière de tueur à gages ou de pirate de l’espace. Ryo « Four » Ishida, héritier contesté du trône sur sa planète d’origine, est de ceux-ci, mais la saison fait également la part belle à Marcus « Three » Boone, qui se départit pas mal de son rôle de clone de Jayne (Firefly).

Un autre personnage qui prend de l’ampleur dans cette saison, c’est l’androïde qui contrôle le vaisseau des personnages. Elle passe de « créature synthétique vaguement buguée » a « intelligence artificielle en voie d’émancipation » et découvre des concepts tels que le doute de soi ou la schizophrénie.

Pour le reste, on est dans un space-opera qui remue bien, aux limites du pulp, qui repose beaucoup sur les personnages et leurs Sombres Secrets – qui le sont de moins en moins au fur et à mesure que l’intrigue avance. Ce n’est pas le grand délire baroque d’un Killjoys, par exemple; le ton est plus sombre, plus réaliste aussi, même s’il réserve quelques jolis moments comiques. Enfin, « plus réaliste » dans le cadre d’une série de SF avec un budget pas énorme.

Par contre, il ne faut pas trop s’attacher aux personnages: il y en a déjà un qui dégage à la fin du premier épisode de cette saison et la fin se termine par un cliffhanger sur fond de grosse explosion.

Quelque part, Dark Matter se situe entre les deux autres séries SF du moment, Killjoys et The Expense ; elle est action, mais pas trop, et sérieuse, mais pas trop. Le défaut est que l’ensemble donne quelque chose de pas exceptionnel non plus – bien, mais pas trop, en quelque sorte.

Le contexte est un peu convenu et il y a un peu trop d’éléments qui rappellent d’autres films et séries de SF, mais je dirais que son plus gros défaut est son – heureusement très bref – générique du début, qui prouve qu’on peut faire minimaliste et moche.

Si on cherche une série de science-fiction qui ne soit pas trop prise de tête, mais pas complètement décérébrée non plus, et centrée sur des personnages hauts en couleur, Dark Matter fait le travail.

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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. Imaginos dit :

    Rhâââ, tu me rappelles douloureusement que j’ai ça en attente depuis un bout de temps et qu’il faut vraiment que je trouve le temps de me la regarder…
    Imaginos Articles récents…Sous le radar : JennerMy Profile

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