Killjoys, saison 2

Killjoys, saison 2

C’est une bonne époque pour être un fan de science-fiction, si l’on en juge par la profusion de séries qui sont diffusées ces temps. Killjoys est une de ces séries et, honnêtement, je me demande encore comment il se fait qu’elle ait été renouvelée pour une deuxième saison.

Killjoys, c’est l’histoire d’un groupe de chasseurs de prime – « Killjoys » est le surnom officiel de la profession – qui, à la fin de la première saison, se retrouvent embrigadés dans une conspiration interplanétaire avec des supersoldats chelous, des aristocrates vénéneux, des prêtres sadomasos et une population prise en otage.

Si ça vous donne l’impression d’être la transposition à l’écran d’une partie de jeu de rôle particulièrement foutraque, je ne peux pas vous donner entièrement tort. Pas mal de scènes m’ont rappelé les Silly-TV de la grande époque et la plupart des protagonistes ont une bonne tête de PJ: on a l’ancien assassin mystique devenue chasseuse de prime d’exception, le bidouilleur/pilote de génie, le militaire victime d’une expérience de l’armée, le barman au passé de seigneur de guerre, l’ex-aristo devenue médecin, etc.

Comparée à d’autres poids lourds contemporains du genre – au hasard, The ExpanseKilljoys fait figure de série à la ramasse. Et c’est vrai qu’il y a un petit côté cheap, avec ses décors en image de synthèse et ses tunnels en pur industriel à l’abandon. En même temps, c’est une série canadienne, qui n’a probablement pas le même budget que ses équivalents US.

Mais elle compense ce manque de moyen par un côté fun, pulp et décalé assumé. C’est plus du Guardians of the Galaxy en série B, avec ses personnages cachant des lourds secrets derrière des répliques mordantes, que du Star Wars et sa lutte épique du Bien contre le Mal. Ça n’empêche pas qu’il y a de sérieux enjeux et cette saison contient plus que son lot de révélations majeures et de morts tragiques.

Killjoys, c’est dix épisodes d’action, de retournements de situation, de plans impossibles et de trahison multiples dans un univers baroque et très space-opera. De l’inspiration en multipack pour tout amateur de SF.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. Adrain Smith dit :

    Killjoys is not a show for everyone, but it fits the mood for late night summer binge-watching fairly easily, and its leads are charismatic.

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