Deathmøle: Permanence

Permanence est le nouvel album de Deathmøle, le groupe de post-métal qui n’existait pas, sauf que si quand même un peu. Explications: c’est un groupe fictif, inventé par Jeph Jacques dans son webcomic Questionable Content, mais pour lequel l’auteur écrit quand même des morceaux. D’après mes calculs, c’est quand même son huitième album.

Il faut bien comprendre que, par “groupe”, Deathmøle, c’est Jeph Jacques tout seul, ou peu s’en faut. Il s’est un peu fait aider pour des trucs techniques, mais dans l’ensemble, c’est du pur projet de hobbyiste; il l’avoue lui-même: il a commencé pour déconner et s’est aperçu que c’était chouette, alors il a continué. Cela dit, même si c’était le projet d’un vrai groupe, avec un nombre raisonnable de musiciens, il serait quand même impressionnant.

La démarche est amusante; la musique, elle, est plus anecdotique. Deathmøle envoie du post-métal instrumental somme toute assez classique, quoique plutôt plaisant. Permanence est un album plutôt court, alignant six pistes de six minutes (en moyenne) pièce, caractérisé par un bon gros mur de son des familles sur lequel se calquent quelques mélodies.

Il me semble cependant qu’il y a dans Permanence un peu plus de recherche que dans le précédent opus. Si “No Thanks”, qui ouvre l’album, est très classique, “College” et “Nothing Is Important”, qui lui font suite, contiennent pas mal de petits détails qui font mouche. Des trois albums que je connais – les deux autres étant Meade’s Army et Fear of Black Horses – celui-ci est peut-être bien le meilleur.

Permanence a été financé par une campagne Kickstarter qui a atteint son but de $10 000 en une journée, pour un financement final de $141 000. Jeph a quelques fans. L’album est désormais écoutable et téléchargeable sur Bandcamp au prix que vous voulez. À l’ouï du résultat final, ça vaut assez largement une contribution raisonnable.

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