Gudesønn, tome 2: La Poussière des Dieux

Gudesønn, tome 2: "La Poussière des Dieux"

Martin Gudesønn est flic à Stockholm. Lui et son équipe se retrouvent impliqué dans un imbroglio politico-religieux autour d’un enfant de cinq ans qui pourrait bien être le futur messie qui abattra toutes les religions polythéistes de la planète.

Car dans le monde de Gudesønn, la Fédération scandinave est une nation qui couvre une bonne part de l’hémisphère nord, avec l’aide de la puissante Guilde nordique. En gros, c’est notre monde contemporain, mais sans les religions monothéistes.

Et avec une distinction de taille: l’existence d’une technologie quantique permettant à certains oracles, aidés de drogues – la fameuse “poussière des dieux” du titre – à voir les futurs probables. Et toute l’histoire autour de cette technologie et, plus précisément, d’une prophétie dite “millénaire” qui affirme qu’un messie viendra et, avec lui, la fin des temps.

Si j’avais plutôt bien aimé le premier tome de Gudesønn, notamment grâce à un contexte assez ébouriffant, je suis un peu plus circonspect quant à ce deuxième chapitre. Certes, l’uchronie (qui rappelle un peu le monde de Lasser, les dieux in corpore en moins – et encore) est toujours intéressant et bien construit, pour une intrigue aux rebondissements multiples.

Le problème principal, c’est le trait de Mr Fab, qui me paraît souvent mal assuré et un peu fade; en fait, quand je vois le laps de temps entre les deux tomes, je me demande si celui-ci n’a pas été un peu rushé. Du coup, le dessin n’arrive pas à amplifier l’intensité narrative et dramatique de l’histoire. Ce qui me frustre pas mal, parce que pense que le scénario de Didier Convard, Pierre Boisserie et Éric Adam mériterait quelque chose de plus franc.

Il y a beaucoup de bonnes idées dans Gudesønn et, en l’état, ce deuxième tome est plutôt pas mal. Surtout, il ouvre la porte vers des horizons intéressants. Avec un peu de chance, on devrait voir, dans les chapitres suivants, à quoi ressemblent les autres nations.


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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