Irrwisch Terminal: leçons et suite

J’avais prévenu: ma nouvelle Irrwisch Terminal dans l’univers de Tigres Volants était une expérimentation à plus d’un niveau. D’une part, au niveau de la méthode d’écriture: un premier jet plus ou moins écrit à l’arrache, dans le train entre la Belgique et Genève. Ensuite au niveau de l’envie d’écrire de la fiction dans un format un peu plus accessible au lecteur lambda que des scénarios de jeu de rôle.

En fait, un autre niveau est apparu en route: celui de la création de fichiers EPUB pour les utilisateurs de liseuses. Ce n’est pas trivial: c’est un format qui est relativement récent et qui, contrairement au PDF, n’est pas encore bien intégré dans les logiciels de traitement de texte ou de mise en page. Au final, j’ai pu arriver à une version à peu près lisible en passant par une version RTF du fichier Word originel, transmogrifié à l’aide du logiciel libre calibre. On en apprend tous les jours.

Pour le fond, je n’ai somme toute reçu que peu de critiques du texte en lui-même: trois en tout. Je pense que c’est un peu de ma faute: solliciter les commentaires seulement sur le blog n’est probablement pas la meilleure approche, une requête directe et personnelle (par email, par exemple) serait sans doute plus efficace.

La bonne nouvelle (ha! ha!), c’est que les trois commentaires ont plutôt bien aimé. Les critiques concernent surtout des points dont j’étais conscient dès le départ: le contexte est parfois très obscur pour ceux qui ne connaissent pas l’univers de Tigres Volants et l’intrigue n’est pas immédiatement claire, notamment à cause du style. On m’a également dit que les  personnages (et notamment le narrateur) était trop détaché, ce qui nuisait à l’immersion.

Entre le premier et celui qui se trouve actuellement sur le site, j’ai pas mal retravaillé les choses pour éliminer ces problèmes. Il semble que ce ne soit pas encore parfait, mais je retravaillerai ça aussi. Entretemps est apparue une autre remarque, fort pertinente: cette nouvelle n’en est pas réellement une en ce que sa conclusion ne conclut rien.

C’est vrai et, dans mon idée, Irrwisch Terminal a vocation d’être plus un mini-feuilleton en quatre ou six nouvelles. J’ai des idées pour la suite, que je compte bien poser sur le papier prochainement. Ce qui devrait aussi résoudre la question des grands thèmes SF un peu absents dans le texte.

Reste un dernier point: la méthode d’écriture. Elle a ses bons côtés, à savoir le côté cathartique à arriver à poser dix mille mots sur le papier en quelques heures, sans trop savoir à priori où on va. D’un autre côté, ça pose de réels problèmes de style et de continuité. J’ai d’ailleurs souri quand, récemment, Charles Stross (oui, celui des Atrocity Archives et de Rule 34) a twitté:

Memo to self: Writing by the seat of your pants is a good way to leave skid marks all over your plot.

Ce qui peut se traduire par “note à moi-même: écrire à l’arrache est un bon moyen pour laisser des traces de dérapage sur toute la trame”. Ça résume assez bien le problème. Pour la suite, prévoir une construction un peu plus solide.

Mais ça aussi, j’y travaille.

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6 commentaires sur “Irrwisch Terminal: leçons et suite”

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