Kamelot: The Shadow Theory

Il fut un temps où j’avais cette théorie – idiote, mais amusante, comme beaucoup de mes théories – que Serenity et Kamelot était le même groupe. La sortie de The Shadow Theory, dernier album en date de ces derniers, quelques mois après Lionheart est un clou de plus dans le cercueil de cette théorie. Tant pis.

Kamelot est un groupe américain de power-metal symphonique, du genre à vendre des concepts-albums à grand spectacle avec, voix masculine puissante et lyrique, quelques duos, de l’orchestration et tout le toutim. Dans le cas présent, il s’agit d’un album dont les pistes tournent autour d’un concept, sans être une histoire. Soit. Au moins, on évite l’écueil de l’hagiographie.

Avec treize pistes et cinquante-deux minutes, The Shadow Theory se concentre sur des compositions courtes: une seule dépasse les six minutes. Le digipack de l’album compte également six variantes instrumentales et une piste-bonus.

Alors bon, l’avantage avec un groupe comme Kamelot, c’est qu’on ne peut pas se tromper. Ça fait vingt-cinq ans et douze albums qu’ils bricolent leur sauce et on ne la leur fait pas. La formule est établie, éprouvée, déclinée avec énergie et compétence et on a droit à de très belles compos qui remuent comme il faut: “Phantom Divine (Shadow Empire)”, “Burns to Embrace”, “In Twilight Hours” (en duo avec Jennifer Haben) ou “Vespertine (My Crimson Bride)”. Les versions orchestrales et la piste-bonus du digipack sont plutôt sympas aussi.

Le défaut… ben c’est exactement la même chose. The Shadow Theory ressemble aux autres albums de Kamelot – oh, peut-être pas depuis Eternity, mais facile depuis Epica, qui date de 2003, tout de même. Ça tient beaucoup de la routine. Disons que, comparé au dernier album de Unprocessed, par exemple, ça manque singulièrement d’originalité.

Je ne peux cependant pas dire que je suis déçu: je suis ce groupe depuis suffisamment longtemps pour savoir à quoi m’attendre. Les surprises sont rares, les déceptions aussi. Quelque part, c’est rassurant. À cet aune, The Shadow Theory est un bon, voire un très bon album de Kamelot.

Bonus: la vidéo très SF dystopique de “Phantom Divine (Shadow Empire)”, qui dépote bien


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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