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« Le Jeu de rôle sur table, un laboratoire de l’imaginaire »

« Le Jeu de rôle sur table, un laboratoire de l’imaginaire »

Avertissement liminaire: ce billet va certes parler de jeu de rôle, mais surtout de ce que j’appelle « jeuderôlogie », à savoir l’étude du jeu de rôle. En effet, Le Jeu de rôle sur table, un laboratoire de l’imaginaire est un ouvrage universitaire collectif, écrit sous la direction de Danièle André et Alban Quadrat.

On retrouve, parmi les auteurs, pas mal de noms connus. Je citerais Coralie David et Jérôme Larré, auteurs de la série d’ouvrages Sortir de l’Auberge, et Olivier Caïra, qui avait écrit Jeux de rôle, les forges de la fiction. D’autres auteurs, comme Frédéric Sintes, Bastien Wauthoz ou Thomas Munier, y ont également contribué – sans oublier le collègue de 2D Sans Faces, Sanne Stijve.

Le Jeu de rôle sur table est divisé en quatre parties. La première est composée en grande partie de résumés historiques. Les lecteurs de Playing at the World n’apprendront pas grand-chose dans les deux premiers articles, mais le troisième, « Évolution du discours théorique », a l’intérêt de montrer qu’il y a eu très tôt des discussions « érudites » sur le jeu de rôle, même si elles n’ont vraiment décollé que dans les années 2000.

La deuxième partie parle « Game Design » avec un mélange d’articles théoriques et pratiques. On y parle, entre autres, du rôle du hasard, de la structure des scénarios et de la place des personnages-joueurs. Olivier Caïra y pose une jolie « bombe » en discutant de la réelle influence de ces mêmes personnages-joueurs sur l’univers du jeu.

En troisième partie, l’ouvrage aborde le jeu de rôle par le biais de ses auteurs – avec une question bien tordue lancée par l’article d’Anne Richard-Davoust: qui est réellement l’auteur d’un jeu de rôle? La réponse est loin d’être évidente.

La quatrième et dernière partie de Le Jeu de rôle sur table est consacrée à la place du jeu de rôle dans la société. On y trouve notamment des articles sur le classement encyclopédique des jeux et sur la position du jeu de rôle en tant que loisir « multimédia ».

J’ai trouvé Le Jeu de rôle sur table très intéressant. Mais si j’ai averti de son caractère académique, c’est parce que ce sont souvent des articles érudits qui demandent parfois des connaissances assez pointues. Les textes sont d’ailleurs issus de journées d’études, organisées dans deux universités parisiennes en juin 2015.

En clair: je n’ai pas tout compris. J’ai aussi commis l’erreur de m’attaquer à ce bouquin le soir, avant d’aller dormir. Ne faites pas comme moi et, si le sujet vous intéresse, lancez-vous dans cet ouvrage avec l’esprit le plus clair possible.

Le Jeu de rôle sur table est un ouvrage que je recommande à ceux qui s’intéressent au jeu de rôle au-delà des lancers de dés, feuilles de personnages et autres citations de Kaamelott. Rares sont les articles – à part dans la première partie, et encore – qui ne m’ont rien appris.

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2 commentaires sur “« Le Jeu de rôle sur table, un laboratoire de l’imaginaire »”

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