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Les Artilleuses, tome 1

Les Artilleuses, tome 1

Un braquage dans une banque parisienne par des malfrats surarmés, un objet mystérieux, et, en toile de fond, le Paris de la Belle Époque et les tensions entre France et Allemagne. Rien que de très banal pour commencer une BD, sauf que l’action se déroule dans le Paris des Merveilles et que les malfrats en question sont un trio féminin, Les Artilleuses.

Qui dit « Paris des Merveilles » dit Pierre Pevel et, sans surprise, c’est bien lui que l’on retrouve au scénario, avec Étienne Willem au dessin. Nous voici donc dans un monde où le monde féérique s’est révélé à celui des hommes depuis environ un siècle, où la Tour Eiffel en bois blanc chante parfois sous la lune, et où le trafic aérien comporte divers aéronefs étranges, des dragons et des chats ailés.

Cela dit, par rapport aux histoires habituelles de cet univers (à l’exception peut-être de la première nouvelle des Contes et Légendes du Paris des Merveilles), Les Artilleuses se démarque par une propension à faire parler la poudre en quantité déraisonnable. Voire rôlistement déraisonnable. En effet, fidèles à leur nom, les Artilleuses ont plus tendance à faire de la dentelle que dans la dentelle. Là où elles passent, le décor ne repousse plus.

Du coup, ce premier tome, intitulé « Le Vol de la Sigillaire », comporte son lot de scènes fortes en action débridée, dans une ambiance qui rappelle un peu les scènes de l’animé Lupin the Third: armada de flics, poursuites en voiture, acrobaties urbaines et saturnisme foudroyant tous azimuts – encore qu’il n’y a remarquablement que peu de morts dans cette histoire en rapport avec le nombre de projectiles distribués.

Ce premier tome des Artilleuses est plutôt plaisant. D’un côté, j’ai bien ri aux aventures très exothermes de ce trio d’héroïnes. De l’autre, je peine un peu à retrouver l’ambiance plus feutrée des romans (et nouvelles). Notez que sortir du côté « prout-prout-madame-la-marquise » du steampunk tradi, ce n’est pas plus mal.

Il y a aussi le fait que c’est un premier tome et que, même s’il est blindé d’action, on a l’impression qu’il y manque des choses. D’abord, les personnages sont – pour le moment – assez peu détaillés. Ensuite, parce qu’il me semble que, sans la connaissance préalable du Paris des Merveilles, le lecteur risque d’être un peu perdu.

Tous ces défauts sont plutôt véniels, au final. Si vous aimez les ambiances post-steampunk un peu délurées et l’action qui sent la poudre, n’hésitez pas à lire Les Artilleuses. Et puis lisez aussi les autres bouquins du Paris des Merveilles, tant qu’à faire: vous avez du temps, il paraît.

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