Moonspell: Alpha Noir

Puisqu’on parlait de métal portugais, Moonspell vient de sortir Alpha Noir, attendu depuis longtemps par les fans. Si je précise « par les fans », c’est que je n’en fais pas partie – non pas que je ne les aime pas, mais surtout que je ne les connais pas, vu que c’est le premier album de ce groupe que j’achète.

Alpha Noir est un album qui donne dans le death métal mélodique, assez similaire en ce sens au Great Mass de Septicflesh: grosse voix qui growle, grosses guitares, grosse rythmique et gros son qui tabasse. L’album vient avec un deuxième CD, Omega White, qui lui donne plus dans le métal gothique à la Paradise Lost.

Si le death métal n’est pas un genre dont je raffole, c’est aussi une musique à laquelle j’ai commencé récemment à m’intéresser, surtout ses composantes les plus symphoniques et/ou mélodiques. De ce point de vue, Moonspell nous sert un métal pas désagréable, mais pas follement original non plus: on n’est pas au niveau des compositions progressives à la Insomnium, tout cela reste assez plan-plan.

Cela dit, ça reste quand même du métal qui envoie du bois par semi-remorques entiers: des morceaux comme « Axis Mundi », « Versus », « Alpha Noir » ou « Opera Carne » sont puissants et sans doute parmi les meilleurs d’un album qui n’a pas de réel point faible. Les musiciens de Moonspell, qui tournent depuis vingt ans, connaissent leur affaire.

Omega White, l’album bonus, présente une face très différente du groupe, beaucoup plus goth-métal. Censément un hommage à des groupes comme les Sisters of Mercy, personnellement j’y entends en effet un peu de Sisters, période Vision Thing, mais surtout beaucoup de Paradise Lost. Pas que ce soit gênant, notez.

En conclusion, je dirais que ce double album est pour moi une bonne occasion pour découvrir Moonspell, même si du coup, je manque quelque peu de référence pour vous dire s’il est meilleur ou moins bon que les autres. Personnellement, j’aime bien, mais sans plus; j’espérais quelque chose de plus élaboré que du « simple » death mélodique.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. helran dit :

    Si tu aimes ou te lance dans le death métal avec mélodie et que l incorporation de morceau classique jouer à la gratte électrique et tout le toutime. Je te conseil Hollenthon.

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