Myrkur: Mareridt

Myrkur: Mareridt

Si je vous dis qu’Amalie Bruun est de retour, vous allez sans doute me jeter un regard interloqué. Par contre, si vous suivez la scène black-metal et post-black, vous allez être plus en terrain de connaissance si je vous parle de Myrkur, dont Mareridt est le deuxième album plein format.

Chanteuse danoise, également parolière, compositrice et musicienne, Amalie Bruun a pris le nom de Myrkur dans la grande tradition black-metal des pseudonymes mystiques. Son style recouvre une gamme qui va du black-metal pur au pagan-folk, avec pas mal de trucs entre les deux.

Mareridt – “cauchemar”, en danois – est un album plutôt court, malgré ses douze titres: il ne fait qu’une quarantaine de minutes, avec des pistes ne dépassant pas les cinq minutes. Court, certes, mais intense. Comme son nom l’indique, somme toute.

J’ai l’impression nette que cet album est nettement plus folk que le précédent, M (ou les deux précédents, si on compte le premier EP); les parties pur black sont plus rares (heureusement) et même elles sont quelque peu “abâtardies” par des ajouts… parfois étonnants.

Genre, essayez d’imaginer Mylène Farmer faisant du black-metal. Mais je vous rassure, dans l’ensemble, la coloration musicale de Mareridt est plus proche du néo-classique à la Dead Can Dance (“Crown”, “Gladiatrix”) et du pagan-folk (“De Tre Piker”, “Kætteren”), avec pas mal de touches post-black (“Elleskuldt”, “Ulvinder”, “Funeral”).

Je dois avouer que je ne suis toujours pas 100% convaincu par Myrkur, mais, à mesure que le projet prend de la maturité, on s’approche de plus en plus de ce chiffre. Il y a une vraie recherche dans les sonorités, des ambiances splendides et de l’intensité.

C’est probablement un goût acquis: les amateurs de black-metal vont râler sur le fait qu’il n’y en a pas assez et ceux qui n’aiment pas ça vont chouiner qu’il y en a trop. Reste ceux qui aiment bien les mélanges et les expériences bizarres – genre moi.

Et, comme il est possible d’écouter (et d’acheter) Mareridt sur Bandcamp, il n’y a pas de bonnes raisons de ne pas essayer.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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