OctoGônes 2018

Octogônes 2018

Ce week-end, premier d’octobre, c’était la désormais habituelle convention OctoGônes, à Lyon. Je dis « désormais habituelle » parce que ça fait bien la sixième à laquelle je participe avec les amis et collègues de 2D Sans Faces.

Cette année, nous avons dû renoncer à la facilité du trajet en voiture. Du coup, valise à roulette, gros sac à dos et roll-ups en bandoulière – comme dans le tuto de Freaks’ Squeele –, c’est parti pour les joies du TER Genève-Lyon le vendredi matin, avec Antoine. On rejoint Céline, on monte le stand et c’est parti!

Cette année, la convention est toujours au Double Mixte, salle qui se situe dans la Cité universitaire. Il paraît que c’est la dernière année, mais comme on nous a déjà dit ça l’année passée – et, il me semble, l’année d’avant – j’attends de voir. Ce ne serait pas du luxe: si l’espace est raisonnablement grand, il n’est pas toujours très pratique, avec ses accès par escaliers et son manque de sanitaires.

Convention Octogônes au Double-Mixte de Lyon (France), 5-7 octobre 2018. Stand des XII Singes. Photo: Stéphane Gallay, sous licence Creative Commons (CC-BY)

Toujours est-il que nous retrouvons un stand dans le « pôle rôliste » – moins excentré que l’année passée. On a deux tables pour le stand et une table pour jouer; que demander de plus? Des joueurs? Nos parties sont rapidement pleines. Des ventes? On en a aussi.

Bon, soyons clairs: c’est moins la folie que l’année passée. Il faut dire aussi qu’on n’a pas vraiment de nouveautés übersexy, du genre de Freaks’ Squeele, le jeu d’aventures. Certes, il y a Itras By et son jeu de cartes, mais c’est moins glamour.

Convention Octogônes au Double-Mixte de Lyon (France), 5-7 octobre 2018. Stand 2D Sans Faces. Photo: Stéphane Gallay, sous licence Creative Commons (CC-BY)

N’empêche que les parties s’enchaînent dès le vendredi: Freaks’ Squeele surtout, mais également Itras By, d’ailleurs. C’est Sanne qui s’y colle et qui emmène ses joueurs dans les tortueux méandres de la « ville d’Itra », ses savants fous, ses monstres, ses cabarets et son ambiance surréaliste. Quant à Céline, le samedi, elle enchaîne pas moins de quatre parties en mode berserk.

Pour ma part, je me suis contenté d’une partie par jour. C’est déjà pas mal, d’autant que je n’ai plus l’enthousiasme de l’année précédente. C’est bête à dire, parce que j’ai moins de raison d’être fatigué d’origine – genre, pas de déménagement ni d’épaule en vrac.

Le fait est que la sortie d’une nouveauté – surtout une où on a son nom dedans – est toujours plus enthousiasmante qu’une présence en mode business as usual. Cela dit, à part ma première partie qui a été bâchée avant terme pour cause de gros retard (et de grosse fatigue aussi), les démonstrations se déroulent dans la bonne humeur, avec des joueurs enthousiastes.

Convention Octogônes au Double-Mixte de Lyon (France), 5-7 octobre 2018. Stand 2D Sans Faces. Photo: Stéphane Gallay, sous licence Creative Commons (CC-BY)

Au reste, alors qu’on craignait un peu avoir droit à des retours douloureux, la plupart des discussions avec les joueurs étaient plutôt positives. C’est clair que le texte sur les mécaniques de jeu dans les règles de Freaks’ Squeele auraient pu être plus clair, mais avec un minimum d’explications, ça passe tout seul – et, de ce point de vue, le TP de chimie récemment publié sur le site a beaucoup aidé.

Et, puisqu’on était en son fief, Florent Maudoux, l’auteur de Freaks’ Squeele, nous a rejoint le vendredi et le samedi pour les dédicaces. Lui et moi en avons aussi profité pour s’incruster dans une conférence sur la création de jeux de rôle, dans un optique d’adaptation d’œuvres existantes, avec Julien Moreau (Meute, inspiré des légendes françaises) et Étienne Bar (Friponnes, tiré de ses propres romans de l’univers des Folandes). Ah, et puis se faire un resto avec l’équipe, tant qu’à faire.

Parce que bon, les conventions, c’est sympa pour jouer et pour vendre, mais ça permet aussi de rencontrer des gens qu’on ne voit pas très souvent, de se faire des afters à l’hôtel autour d’une bière, à médire des gens qui ne sont pas là et à échanger des idées et des Plans Géniaux pour Conquérir le Monde – qu’on aura oublié le lendemain parce que bières.

Convention Octogônes au Double-Mixte de Lyon (France), 5-7 octobre 2018. Parties sur le pôle jeu de rôle. Photo: Stéphane Gallay, sous licence Creative Commons (CC-BY)

Bref, Octogônes, c’est toujours aussi sympa. C’est une convention qui a la taille d’un petit salon – et l’affluence qui va avec – mais qui a gardé son esprit « convention où on joue », et ça s’est bien. C’est devenu un des événements majeurs du jeu en France, mais ça reste à échelle humaine.

Après, c’est aussi vrai qu’on voit cette convention par notre « petit bout de la lorgnette », à savoir depuis le pôle jeu de rôle, mais il y a également une blinde de jeux de plateau, des jeux de cartes, du GN, du retro-gaming et plein, plein d’autres choses.

On repart avec des valises qui pèsent des tonnes. Ça nous apprendra à mieux gérer les stocks – et c’est encore heureux que les potes de Mithril Studios, qui étaient venus en voiture – aient accepté de nous débarrasser de quelques cartons. Mais nous sommes plutôt contents du week-end.

J’aurais encore une convention avant la fin de l’année – à Monthey – et ce sera déjà bien comme ça.

Ma galerie d’une vingtaine de photos est sur Flickr, sous licence Creative Commons.


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Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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