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Pain of Salvation: Panther

Pain of Salvation: Panther

Un instant, en voyant la pochette, j’ai cru qu’un groupe appelé Panther avait fait un album intitulé Pain of Salvation. Mais c’est bel et bien l’inverse: Pain of Salvation qui a sorti son nouvel album, Panther. C’est pas plus mal, notez.

Pain of Salvation, c’est un des fers de lance du metal progressif contemporain, un groupe suédois qui, dans les années 1990 et 2000, a sorti un certain nombre des meilleures galettes du genre. Après quelques circonvolutions autour du blues-rock et des gros problèmes de santé pour le chanteur, il revient ici au meilleur de sa forme.

Comme à son habitude, Pain of Salvation ne fait pas dans la demi-mesure et balance une galette d’un peu moins d’une heure, avec pas moins de neuf pistes, dont un epic de plus de treize minutes. Les autres titres sont plus raisonnables, entre trois et sept minutes.

Pain of Salvation est un groupe qui revient de loin, à plus d’un titre. Il y a eu la période Road Salt, deux albums qui explorent un aspect plus blues du groupe, et les événements très personnels racontés dans In the Passing Light of Day. De ce point de vue, Panther est plus « classique ».

J’entends par là que Panther est un concept-album qui revient vers des sujets moins personnels. Sur son site, le groupe le dédie à tous ceux qui ne rentrent pas dans les moules, ceux qui se sentent « comme une panthère dans un monde de chiens », comme le dit le morceau-titre.

C’est aussi un album dans lequel on retrouve un peu tous les aspects de Pain of Salvation: le rap-metal (progressif) à la Faith No More sur « Panther », les parties un peu blues-rock sur « Unfuture » ou « Fur » ou les longs concepts un peu mélancoliques à la BE sur « Wait » ou « Icon ».

Mais pas seulement. Il y a aussi des morceaux assez uniques, comme « Accelerator » qui ouvre le bal avec un électro-metal (progressif aussi), « Restless Boy » ou un « Keen to a Fault » qui m’a immédiatement fait penser à l’album Rage for Order de Queensrÿche.

Panther a, quelque part, un côté très cyberpunk. Normal, en 2020: c’est l’époque qui veut ça (coucou les rôlistes). Beaucoup de sonorités électroniques, beaucoup de thématiques de société. Et moi, je trouve ça plutôt chouette.

Un peu comme avec Pendragon, j’avais besoin de retrouver « mon » Pain of Salvation. Et c’est le cas, pour pas mal des titres de Panther. Mais pas seulement: sur cet album, le groupe a pas mal expérimenté et c’est une très bonne chose.

Panther est un album pour lequel je suis franchement enthousiaste. Ce n’est sans doute pas un chef-d’œuvre, mais ce qu’il a à proposer me convient parfaitement et Daniel Gildenlöw y est impérial.

Bonus: la vidéo du morceau-titre

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