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Pendragon: Love Over Fear

Pendragon: Love Over Fear

Bon, vous me connaissez depuis un moment, vous savez donc que Pendragon est un groupe qui occupe une place spéciale dans mon cœur. Du coup, quand le groupe sort un nouvel album, Love Over Fear, ce dernier – mon cœur, donc – bat la chamade. Il faut aussi avouer que les dernières sorties des Britanniques m’ont laissé des impressions mitigées. Love Over Fear va-t-il être une prophétie autoréalisatrice?

Pendragon, c’est un des pionniers du néo-prog, apparus en Grande-Bretagne à peu près en même temps que Marillion, Twelfth Night, IQ ou Pallas, au début des années huitante. Leur musique s’inspire beaucoup de sonorités à la Pink Floyd.

Love Over Fear aligne dix titres, dont quatre tournent autour de huit minutes, les autres étant à un format plus standard. Au total, l’album dure un peu plus d’une heure.

Cassons tout de suite le suspense: Love Over Fear n’est pas un nouveau Masquerade Overture ou Not of This World. Il n’est pas non plus aussi “expérimental” que l’avaient été Passion ou Pure. C’est un album qui renoue avec un style plus classique, certes, mais avec quelques surprises.

Comme pour le dernier Nightwish – que j’ai d’ailleurs reçu en même temps – il m’a fallu un bon nombre d’écoutes pour arriver à cerner Love Over Fear. Mais pas pour les mêmes raisons: même si j’aime bien Nightwish, je n’ai pas pour eux le même attachement irrationnel.

J’ai dû donc mettre de côté mon fanboyisme primaire, principalement parce qu’il avait tendance à dire des choses peu aimables, du genre « cété mieu avan ». Mon fanboyisme primaire est parfois très primaire.

Parce qu’il y a de très belles choses sur ce Love Over Fear. Pas tout, certes, mais l’intro « Everything », « 360 Degrees » et ses violons folkeux (que l’on retrouve également sur « Soul and the Sea »), le très punchy « Who Really Are We? » et surtout un « Eternal Light » qui renoue avec les grandes pièces planantes emblématiques du Pendragon de la « grande époque ».

Pour le reste, les compositions oscillent entre le sympa et le plan-plan. De façon générale, ce que j’aime dans Pendragon, ce sont les morceaux les plus énergiques, alors quand ça ralentit, même si objectivement c’est sympa, ça m’intéresse moins.

Après, comme c’est du prog, il y a des morceaux qui commencent doucement et qui finissent en apothéose, comme « Truth and Lies » ou « Fear of Everything », qui conclut l’album sur une note très pendragonienne.

Je sors de ces multiples écoutes de Love Over Fear avec un sentiment un peu mitigé, mais nettement moins que pour Men Who Climb Mountains, le précédent opus du groupe. Je suis peut-être plus en terrain connu, aussi; c’est paradoxal quand on considère mes râlaisons sur les groupes qui n’évoluent pas, mais j’avais peut-être besoin de retrouver « mon » Pendragon.

Pendragon est un groupe sur lequel les années semblent ne pas avoir de prise. Bon, quand on voit les photos de ses membres, c’est moins vrai – soit dit sans méchanceté, on en est tous là. Mais, musicalement, le quatuor est toujours solide, emmené par un Nick Barrett au timbre si particulier.

Ma conclusion est surtout un ressenti personnel. Oui, un peu comme d’habitude, mais en pire. Je veux dire, je ne pense pas être capable d’être objectif deux minutes face à un album de Pendragon. OK, peut-être deux minutes, mais pas plus.

Bref, moi j’ai bien aimé ce Love Over Fear. Il n’est sans doute pas révolutionnaire, peut-être même un peu régressif – ce qui, vous l’avouerez, est un comble pour du rock progressif – mais il est globalement très chouette. Si vous ne connaissez pas encore Pendragon, c’est une bonne entrée en matière; sinon, c’est une nouvelle galette de qualité dans la discographie du groupe.

Bonus: le teaser de l’album, avec des extraits de cinq des pistes

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