Perturbator: The Uncanney Valley

Perturbator: The Uncanny Valley

J’ai un instant caressé l’idée de faire un “Restes du samedi” spécial Perturbator, vu que j’ai ramassé trois albums en préparation du concert du mois passé. Sauf qu’en fait d’albums, il y en a un, The Uncanny Valley, un EP, New Model, et un single. Donc autant se baser surtout sur le premier, même si ce n’est pas le plus récent.

Perturbator, c’est James Kent. Et c’est un projet français de synthwave, c’est-à-dire d’une version modernisée du rock électronique des années huitante qui a fait les beaux jours de multiples génériques, à la télé et au cinéma. On y trouve des éléments d’électro plus moderne, mais aussi de metal, ce qui fait dire à un lecteur qu’il s’agit plus de darksynth que de synthwave proprement dite.

The Uncanney Valley, sorti en 2016, compte treize morceaux entre trois et six minutes, pour total de soixante-huit minutes. New Model, qui date de 2017, en compte six, dont un quasi-epic de plus de neuf minutes, pour une durée de 35 minutes. Quant au single c’est un remix de “Cygnus”, de Cult of Luna et Julie Christmas.

La plupart des compositions de Perturbator sont instrumentales. La plupart, mais pas toutes: on trouve en effet quelques pistes chantées, notamment dans The Uncanny Valley (“Venger”).

Je dois avouer que, dans le lot, c’est The Uncanny Valley qui m’impressionne le plus. J’y retrouve ce côté “bande originale de blockbuster improbable”, dont on pourrait reconstituer le scénario avec les titres des morceaux. Un peu comme le Trilogy de Carpenter Brut.

Déjà, avoir un album qui commence par un titre qui s’appelle “Neo Tokyo”, ça pose l’ambiance! On trouve également un “Death Squad” hyper-évocateur, avec ses bruits métalliques qui rappellent une culasse d’arme à feu. “Disco Inferno”, “She Moves Like a Knife” ou “The Cult of 2112” (tiens, un clin d’œil à Rush?) sont parmi les meilleurs de l’album.

New Model a cependant quelques titres pas mal impressionnants non plus, notamment “Tactical Precision Disarray”, “Vantablack” ou le monstrueux “God Complex”. Et, bien entendu, le remix de “Cygnus”, déjà monstrueux à l’origine, prend une dimension particulière ici.

Et puis je vous l’ai dit, je vous le répète: Perturbator en live, c’est une tuerie.

Vous pouvez trouver toute la discographie du groupe sur Bandcamp. Ou presque, il me semble qu’il manque Nocturne City.

Bonus: la vidéo de “Sentient”

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