Pyramaze: Contingent

Pyramaze: Contingent

Dans la vaste et fractale galaxie des sous-genres de metal, il existe une nébuleuse de groupes qui opèrent entre le power-metal mélodique, le metal symphonique et le metal progressif. Parmi ceux-ci, les Danois de Pyramaze proposent un nouvel album, intitulé Contingent, qui est très réussi sans être révolutionnaire.

Pyramaze est un groupe qui opère depuis une quinzaine d’années, mais que je n’ai découvert que par une récente chronique de Angry Metal Guy. On est dans un registre qui rappelle Kamelot, Symphony X et, plus loin encore, leurs compatriotes de Pretty Maids (#TeamVieukon representz): un metal très mélodique, avec des orchestrations qui tutoient le symphonique et des constructions progressives.

Contingent est un album qui frôle l’heure en alignant treize pistes au format ultra-standard: entre quatre et cinq minutes et deux instrumentaux de deux minutes. Vu sous cet angle, l’aspect progressif n’est pas évident et je vous avoue que ce n’est pas non plus l’aspect musical le plus marquant de l’album.

Pour autant, Pyramaze n’est pas un groupe inintéressant et Contingent est certes plus enthousiasmant que réellement inspirant, mais il reste que dans le créneau passablement saturé qui est le sien, le groupe a pas mal d’atouts à faire valoir.

D’une part, ce sont là d’excellents musiciens avec flair particulier pour les chœurs façon hard-FM, qui complémentent très bien la voix de Terje Harøy. Ils sont également appuyés par une production limpide, qui fait ressortir l’ensemble.

D’autre part, si leurs compositions ne sont pas des modèles d’originalité, elles sont réalisées avec soin et brio. C’est classique, carré, c’est bourré d’énergie et de petites trouvailles qui contribuent à rendre Contingent facile à appréhender.

“Land of Information”, qui ouvre l’album, est l’exemple de la piste power-symphonique classique, mais qui sait taper juste; dans le même genre, on peut également citer “20 Second Century”, ou “Heir Apparent”. Plus élaborés, on a “Star Men” et le single “A World Divided”, ainsi que “Nemesis”.

J’avoue: Contingent tape pile à mi-chemin entre mon amour du prog-metal et un vieux reste de nostalgie pour le hard-FM péchu de la fin des années 1980 – et avec suffisamment d’énergie pour que l’impact frappe les deux. Ce n’est certes pas l’album le plus original du siècle – pour ça, il faudra attendre une prochaine chronique – mais il est super bien foutu.

Son seul défaut, c’est peut-être de s’annoncer comme du metal progressif, mais, au final, être plus du power-metal classique. Mais passé ce problème de nomenclature – va définir ce qu’est le metal progressif, déjà! – Pyramaze réalise là un album avec très peu de déchet et facile d’accès.

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