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Septicflesh: Infernus Symphonica MMXIX

Septicflesh: Infernus Symphonica MMXIX

Prenez quatre Grecs fous furieux, cent quarante musiciens classiques et trois mille deux cents Mexicains surexcités dans un théâtre classique et vous obtiendrez – peut-être – Infernus Symphonica MMXIX, le nouvel album de Septicflesh. Ou une invocation satanique, c’est selon.

Septicflesh, c’est donc une formation de death metal originaire d’Athènes, qui a décidé de pousser le concept de symphonique dans ses derniers retranchements. Je m’en doutais un peu avec leurs albums studios (et un concert à Vevey), mais ce double album en est la preuve définitve.

Autant vous dire tout de suite que c’est du Monstrueux. Oui, avec une majuscule. A la base, le death symphonique de Septicflesh n’est pas des plus subtils, mais sur cet album, le groupe a décidé de pousser tous les potards sur treize après avoir déchiqueté les protocoles de sécurité.

Le résultat, c’est un des albums live les plus monstrueux qui m’ait été donné d’écouter. Infernus Symphonica MMXIX compte déjà quinze pistes et dure près d’une heure et demie; le double CD venait avec un DVD bonus sur la version que j’ai achetée.

J’en veux pour preuve des pistes comme « Portrait of a Headless Man », « Pyramid God », l’énormissime « The Enemy of Truth », « Persepolis », « Anubis » ou « Dark Arts » et son final jamesbondien, entre autres.

Je vais être honnête: je ne suis pas fan de toutes les pistes de cet album, mais même des titres que je considèrerais comme moins impressionnants sont comme transcendés par l’aspect live symphonique. Au reste, rares sont celles qui n’ont pas au moins un moment de « grâce ».

Mention spéciale pour le public mexicain, en transe. Il faut entendre Seth, le guitariste-growleur en chef, apostropher la foule: « my friends »! Et râler aussi contre les retours in-ear.

Si vous n’avez pas compris, après tous mes superlatifs, que Infernus Symphonica MMXIX l’est aussi – superlatif, donc – c’est que je suis le plus mauvais blogueur du monde. Septicflesh signe ici un des albums les plus impressionnants de 2020. Une vraie bande-son de fin du monde.

Comme quoi…

Bonus: la vidéo de « The Enemy of Truth »

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