Soul Secret: Babel

Soul Secret: Babel

Je pense que toute cette histoire part d’un malentendu: Soul Secret n’est pas vraiment un groupe de metal progressif. De quoi je parle, me demandez-vous? Eh bien de l’avis peu favorable que j’ai pu émettre sur ce groupe, sur sa prestation au Very Prog Festival – ainsi que celui que je me préparais à annoncer sur leur dernier album, Babel.

Alors, du coup, Soul Secret, c’est quoi au juste? À mon avis, cette formation italienne, active depuis près de quinze ans, propose une musique qui est plus proche du néo-prog, avec une touche de RPI – Rock Progressivo Italiano – et des guitares parfois un peu plus mordante que d’habitude.

Babel, c’est leur dernier album en date, paru en 2017. Un concept-album qui raconte comment une expédition spatiale part chercher Dieu sur une planète lointaine. Qui dit “concept-album de prog” dit souvent “gros morceau”: ici, on a dix pistes et soixante-sept minutes de musique. avec plusieurs compositions qui dépassent les six minutes, dont deux epics de plus de dix minutes.

Alors bon, c’est clair que “concept-album de SF” est une bonne accroche pour me vendre un album. Cela dit, étant un vieukon bi-classé prog-snob, ça ne suffit pas toujours. Dans le cas de Babel, j’aurais même tendance à penser que l’histoire est plus une distraction qu’un bonus – un peu comme avec Amon Sethis, d’ailleurs.

Posons tout de suite les bases: dans le domaine du néo-prog, Soul Secret connaît son affaire. La musique est mélodique, complexe et accessible, avec des passages instrumentaux parfois somptueux (“Newton’s Law”). Les parties chantées sont également très réussies, mais elles ont tendance à être un peu trop envahissantes.

Je dirais que Babel a trois défauts. D’abord, en se positionnant en “metal progressif”, Soul Secret génère des attentes qu’il est bien en peine d’assumer. En fait de metal, on est dans le registre des oligo-éléments. Ensuite, les éléments narratifs – dialogues entre personnages et autres – ne sont pas toujours très bien intégrés dans la continuité. Enfin, il y a ce côté histoire qui prend parfois le pas sur la musique.

Au final, Babel est un album sympathique, avec des passages flamboyants, mais qui est probablement un peu trop long – et peut-être un peu trop classique, aussi. Si vous êtes un amateur de néo-prog et que les concept-albums de plus d’une heure ne vous font pas peur, alors il est fait pour vous.

Bonus: la vidéo de “What We Are All About”


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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