Syn Ze Şase Tri: Zăul Moș

Syn Ze Şase Tri: Zăul Moș

Depuis le temps, je suppose que vous avez dû noter ma fascination, borderline fétichiste, pour les groupes de metal un peu bizarres venus de contrées exotiques. Et donc, aujourd’hui, je vais vous parler de Syn Ze Şase Tri et de leur album Zăul Moș. Déjà, rien que le nom et les diacritiques employés posent l’ambiance.

(Pour ceux que ça intéresse, le nom du groupe signifie un truc du genre “je suis avec le triple six” et celui de l’album “Le Dieu ancien”. Ça pose l’ambiance.)

Dans le cas de Syn Ze Şase Tri, la contrée en question est la Roumanie. Si vous pensez que la Roumanie, ce n’est pas exotique, c’est que vous n’y êtes jamais allé – surtout, dans le cas présent, en Transylvanie. Pour en revenir au groupe, leur black-metal symphonique teinté de pagan-folk rappelle pas mal leurs compatriotes de Negură Bunget.

Avec huit pistes et un bonus, pour une durée totale de cinquante-quatre minutes, Zăul Moș est plutôt un beau bébé. Les morceaux surent entre quatre et six minutes, sauf le premier titre, “Tărîmu de lumină”, qui tutoie les onze minutes.

Si, comme moi, vous préférez votre metal plutôt du côté mélodique, ne vous laissez pas effrayer par l’étiquette “black-metal”. Syn Ze Şase Tri n’est pas trop du genre bruitiste et, si les vocaux – en roumain – oscillent régulièrement entre le growl façon death et les hurlements typiques du black, l’ensemble est remarquablement écoutable.

Le groupe semble particulièrement les ambiances épiques, avec des claviers en folie – en mode pouët-pouët licorne, mais avec les trompettes de l’apocalypse et des licornes de guerre qui tirent des lasers arc-en-ciel. La chronique de Angry Metal Guy, qui m’a attiré vers cet album, mentionnait des influences Septicflesh, Bathory et Negură Bunget; selon l’expression consacrée, il y en a aussi.

Alors c’est clair que, quand on parle de “black-metal symphonique”, il est difficile d’échapper à la comparaison avec Septicflesh. On ne va pas se mentir: ce n’est pas le même niveau. C’est parfois répétitif, un peu brouillon et la production n’est pas toujours au top niveau.

Cependant, Syn Ze Şase Tri est capable de générer une musique assez impressionnante et de très belles atmosphères carpathiennes; le mélange des sonorités black, pagan, symphoniques et le chant en roumain apporte une originalité certaine à cet album.

Si vous n’avez pas peur d’aller affronter les redoutables guerriers daces (et leur non moins redoutables Dacia) sur leur terres de Transylvanie, je vous invite à aller sur Bandcamp et consacrer une ou deux écoutes à Zăul Moș. Ce n’est pas un album exceptionnel, mais il tient pas mal la route.


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Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. Palinca dit :

    Multumesc frumos !

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