The Ocean: Phanerozoic I: Palaeozoic

The Ocean: Phanerozoic I: Palaeozoic

Parmi les bonnes nouvelles musicales de 2018, il y a le retour de The Ocean. Et parmi les excellentes nouvelles musicales de 2018, il y a ce nouvel album, au titre particulièrement alambiqué, Phanerozoic I: Palaeozoic.

The Ocean – ou The Ocean Collective – est un groupe allemand (avec un chanteur suisse) qui donne dans un post-metal mâtiné de metal progressif, avec de longs passages instrumentaux et une alternance de vocaux clairs et hurlés/growlés. Par pas mal de côté, il me rappelle un peu Cult of Luna, mais dans une version plus mélodique et plus progressive.

Phanerozoic I: Palaeozoic apparaît de prime abord comme ayant un format raisonnable: sept pistes et quarante-sept minutes. Cette apparence vole en éclat quand on regarde plus attentivement: quatre des sept morceaux atteignent ou dépassent les huit minutes, jusqu’à onze minutes pour “Devonian: Nascent”.

Ce nouvel album arrivant cinq ans après le précédent, Pelagial – si l’on excepte le surprenant split avec Mono – ce n’est pas sans une certaine appréhension que je me suis lancé dans son écoute. On va faire bref: c’est une grosse baffe!

Toutes proportions gardées, Phanerozoic I est un album aussi bluffant que l’était, dans un genre très voisin, le Mariner de Cult of Luna. The Ocean livre ici un des tout meilleurs albums de 2018, une sorte d’alchimie parfaite entre la brutalité du post-metal et le metal progressif plus mélodique.

J’ai l’impression que cet album laisse une plus grande place aux voix en clair que le précédent. De façon général, le travail sur les vocaux y est très impressionnant. On y trouve aussi des passages au violoncelle – qui est en train de devenir le nouvel instrument de prédilection des metaleux.

J’avoue: je suis bluffé. J’ai du mal à y trouver des défauts: il contient des ambiances de toute beauté, des mélodies implacables et, quand il faut tabasser, il envoie la purée. Le côté “post-metal mélodique” risque peut-être de faire tiquer ceux qui sont habitués à des passages plus rugueux, mais comme ce n’est pas mon cas, ça me va.

Vous m’aurez compris, malgré son nom à coucher dehors avec un bon de logement, Phanerozoic I: Palaeozoic est un excellent album, une bonne grosse tuerie des familles pour finir l’année et contrer les abominations sirupeuses de Noël. Vous pouvez le trouver sur Bandcamp – pardon, vous devez le trouver sur Bandcamp.

À noter qu’il en existe aussi une version purement instrumentale. Si elle est au niveau de celle de Pelagial, ça peut valoir la peine de s’y intéresser si vous n’aimez pas les growls.

Bonus: la vidéo de “Cambrian II: Eternal Recurrence”

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :