The Orville, saison 1

The Orville, saison 1

Le USS Orville, vaisseau de l’Union planétaire, et son équipage sillonnent l’espace pour apporter un message de civilisation, explorer les mystères de l’univers et assister ceux qui en ont besoin. Si cette accroche de la série The Orville vous dit quelque chose, c’est normal. C’est même voulu.

Dans le même temps que la franchise Star Trek est relancée avec une nouvelle série, Discovery (je vous en reparlerai, elle est encore en cours de diffusion), The Orville est une série qui, en apparence, reprend les codes de la série originelle: une Union planétaire utopique, un vaisseau d’exploration qui peut aussi combattre, un équipage divers, mais compétent, des épisodes mettant en scène des mystères et des dilemmes moraux.

Sauf que.

Déjà, l’auteur de la série – qui tient également le rôle du capitaine Ed Mercer – est Seth MacFarlane, à qui on doit les séries animées Family Guy et American Dad, ainsi que les films Ted et Ted 2. Plutôt un spécialiste de l’humour bite-couille, pas vraiment le gendre idéal auquel on confierait la réalisation d’un épisode de Star Trek.

Et, il faut dire ce qui est, une partie non négligeable de The Orville repose sur des personnages dysfonctionnels et des blagues potaches. Déjà, le capitaine Mercer se voit assigné au commandement du Orville à la sortie de son divorce avant de s’apercevoir que son officier en second n’est autre que son ex-femme (interprétée par Adrianne Palacki, “Bobby” dans Agents of SHIELD).

L’équipage compte également un pilote spécialiste des blagues douteuses, un être artificiel persuadé de sa propre supériorité sur toutes les formes de vue organiques, un chef de la sécurité au physique d’adolescente, mais qui peut plier en deux des poutrelles en acier, etc. Une belle galerie de cas sociaux!

On a donc un mix entre de la science-fiction positiviste façon années 1960, qui renoue avec le côté résolument utopiste de Star Trek (abolition de l’argent, libéralisation des mœurs, diversité culturelle et raciale, humilité dans la mission civilisatrice), et une sitcom un peu reloue, avec blagues de cul et plaisanteries débiles. C’est un peu dérangeant.

Pourtant, ça fonctionne. Oh, il faut un certain temps pour que le script trouve son rythme et un certain équilibre, il y a quelques ratés et deux-trois idées foireuses. Mais, pour chaque plan bancal, il y a facilement une ou deux idées géniales qui compensent.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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3 réponses

  1. Ce mixte improbable me tente tout de même, merci pour la découverte

  1. 12/01/2018

    […] de The Games Of Thrones puis la saison 3 de Broadchurch et juis suis bien tenté par la saison 1 de The Orville Mais d’abord, j’ai un gros bouquin à lire, 2312 de Kim Stanley […]

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