Thy Catafalque: Vadak

Tiens, tant qu’on est dans les mélanges barrés à base de folk-metal, autant continuer plein pot, quoi que dans une direction radicalement différente, avec Vadak, le nouvel album de Thy Catafalque.

Thy Catafalque, c’est le projet d’un musicien hongrois, Tamás Kátai. Il a commencé dans le black-metal et, depuis une bonne décennie, y a incorporé une grosse dose de folklore est-européen et d’électro.

Vous noterez au passage que ce sont des ingrédients très similaires à ceux utilisés par Violet Cold, quoi qu’avec un résultat différent; je ne crois pas que ce soit un hasard.

Dixième album du groupe, Vadak compte dix pistes, dont deux qui dépassent les dix minutes. Les autres durent entre trois et sept minutes et l’album se déroule sur une heure.

Je l’ai déjà dite maintes fois et je le répète ici: Thy Catafalque est un groupe qui a un place spéciale dans mon cœur de prog-head et dans mes listes musicales. Des fois, ça fonctionne bien, d’autre fois moins; avec Naiv, le précédent album, c’était plutôt moins.

Il faut dire que le mélange avant-gardiste qui fait la particularité de cette musique est plutôt bigarré et peut parfois donner une impression de nawak qui part dans tous les sens. Le chant en hongrois n’aide sans doute pas.

Pourtant, avec Vadak, mes réserves s’envolent comme les oies sauvages au-dessus des forêts magyares. Je ne saurais dire vraiment pourquoi, mais je trouve cet album plus réussi, plus homogène que son prédécesseur.

Il comporte aussi une quantité impressionnante de compositions qui sont elles aussi impressionnantes. Je citerais « Köszöntsd a hajnalt », le mélange metal/rétro-électro de « Az energiamegmaradás törvénye » ou de « Móló », ainsi que le morceau-titre. Il n’y a guère que le court « A kupolaváros titka » et ses accents jazz urbain qui fasse bizarre. Vraiment bizarre, je veux dire.

Un élément qui me fait particulièrement apprécier Vadak, ce sont les sonorités de redpipes – une cornemuse électrique qui capture à merveille le paradoxe de cette musique, à la fois traditionnelle et futuriste. Cet album contient d’ailleurs pas mal de sonorités vintage.

Je ne recommanderais pas forcément Thy Catafalque aux auditeurs peu expérimentés: c’est quand même passablement perché – encore que j’ai déjà entendu bien plus fumé que ce Vadak. Mais si les expérimentations avant-gardistes ne vous font pas peur, je vous encourage à l’écouter, par exemple sur Bandcamp.

Bonus: la vidéo de « Köszöntsd A Hajnalt » – pas la plus belle vidéo du lot, mais peut-être la piste la plus représentative

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