Valérian: Shingouzlooz Inc.

Valérian: Shingouzlooz Inc.

Valérian et Laureline, agents spatio-temporels, s’apprêtent à arrêter un androïde soupçonné de fraude fiscale, quand apparaissent successivement un thon quantique, des Shingouz paniqués dans un vaisseau pourri et Monsieur Albert, très fâché, dans une 4L à propulsion hyperluminique. C’est ainsi que commence Shingouzlooz Inc., le nouvel album de la collection Valérian vu par…

En l’occurrence, ce sont Wilfrid Lupano (scénario) et Mathieu Lauffray (dessin) qui reprennent les personnages de Mézières et Christin pour cette aventure quelque peu débridée. Perso, je ne crois pas avoir jamais lu rien d’autres d’eux, donc c’est sans à priori que je me suis lancé dans la lecture.

Alors c’est clair que, par rapport au précédent Valérian vu par, on est nettement plus dans un cadre conforme au canon. Les agents spatio-temporels sont assez fidèles à eux-mêmes, avec Laureline qui se la joue plutôt volontaire en mode 50% diplomatie et 50% on tire dans le tas, et Valérian qui jongle avec la bureaucratie, les tâches contradictoires et la mécanique, les mains dans le cambouis.

Là où ça détonne, c’est que l’on est dans le cadre d’une histoire 200% action, qui déboule à fond de train et qui implique des plans dans les plans dans les plans, deux fois et à l’envers au retour. Ça part un peu dans tous les sens, ça ne s’arrête pas et, quand ça ralentit, ça signifie qu’on est arrivé en haut du Grand Huit et que ça va redescendre façon stuka.

J’avoue que j’ai quand même beaucoup ri en lisant cet album. Le dessin est un peu en style esquisse, mais il colle bien à l’univers. Il y a pas mal de traits bien trouvés, comme le superviseur de Valérian et Laureline en mi-uniforme, mi-bermuda. Et puis bon, la 4L hyperluminique, je l’avais fait – il y a très, très longtemps – à Tigres Volants, alors je kiffe, forcément.

Et, surtout, le scénario est bien fumé dans son délire qui reprend pas mal de thématiques modernes (paradis fiscaux, pollution océanique, consumérisme à tout crin). J’ai parfois eu l’impression de retrouver les scénarios de certains Dirty Pair (et les kyotakus), c’est dire!

Les puristes vont probablement couiner, comme d’habitudes. Mais, si après L’Armure du Jakolass, ils n’ont pas compris que cette collection n’était pas faite pour eux, ils n’auront que ce qu’ils méritent. Les autres trouveront de quoi se réconcilier avec la série. Surtout s’ils ont vu le film

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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3 réponses

  1. Imaginos dit :

    Les puristes vont probablement couiner

    Tu sais, je suis probablement un puriste, et comme je l’ai déjà dit, j’ai trouvé cet album très bon, et bien meilleur que tous les albums « officiels » parus ces 25 dernières années. Au moins. Et peut-être même que certains albums plus anciens.
    Imaginos Articles récents…À la frontière entre gratuit et payantMy Profile

  1. 03/11/2017

    […] passant dans une boutique de BD pour m’offrir le nouveau Valérian dont on m’a dit du bien, je tombai nez à nez avec Astérix Et La Transitalique. Ayant un bon d’achat je me suis […]

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