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Vanishing Point: Dead Elysium

Vanishing Point: Dead Elysium

Les Australiens ne font jamais les choses comme tout le monde. Ainsi, quand ils font du metal progressif, ils y rajoutent de la pop. Et Vanishing Point, qui revient après six ans d’absence avec ce Dead Elysium, fait du power-prog symphonique presque sans emphase.

Vanishing Point est donc une formation australienne que l’on peut caser dans la catégorie power-prog-metal. Elle est assez large et floue pour que ça rentre. Elle est active depuis plus de vingt ans; Dead Elysium est leur sixième et, pour ma part, le troisième que je connais.

Ils nous servent donc une variante de power-metal symphonique, mais avec un côté un peu « en-dedans », avec assez peu d’emphase. Un peu comme des groupes comme Kamelot ou Serenity. Ce qui n’empêche pas des passages à la Nightwish.

Dix titres, une heure, des pistes entre quatre et sept minutes, Dead Elysium donne une grande impression d’homogénéité. Et c’est vrai que c’est aussi l’impression qui se dégage de cet album, musicalement parlant. Le défaut de l’homogénéité, c’est que c’est parfois synonyme de monotonie. Pas ici.

Bon, un peu quand même. Il faut avouer que Vanishing Point ne nous propose rien qui ne soit fondamentalement différent de ce qu’ils faisaient auparavant – en tout cas sur les deux albums que je connais.

Cela dit, en soi, le power-metal symphonique de ce Dead Elysium est particulier. Il a une personnalité qui, nonobstant les rapprochements et inspirations mentionnées ci-dessus, est affirmée: des lignes de piano très présentes, une voix plutôt grave, des mélodies travaillées.

Mélodie, certes, mais aussi de la patate, plus de patates que pour une raclette-party en Valais. Les compositions de Vanishing Point ont souvent une intensité, une impression d’urgence. Disons que le groupe n’a pas vraiment oublié la composante « power » du power-metal.

Le morceau-titre, « To the Wolves », « Free », « Recreate the Impossible » ou « The Healing » sont quelques-uns des meilleurs titres de Dead Elysium. Je recommande aussi le très symphonique « Salvus ».

Je me fais peut-être des idées, mais je trouve que Vanishing Point a un son à part dans la myriade de groupes de power-prog-metal qui hantent les bacs, physiques ou dématérialisés. Et Dead Elysium est un album très réussi, très impressionnant. Il mériterait peut-être d’être un fil plus court, mais c’est mineur. Vous pouvez le retrouver sur Bandcamp et je vous le conseille.

Bonus: la vidéo du morceau-titre

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