Voyager: Colours in the Sun

Voyager: Colours in the Sun

Après leur exceptionnel Ghost Mile (album de l’année à moi que j’ai en 2017), c’est peu de dire que j’attendais le nouvel album de Voyager, Colours in the Sun. Le groupe australien allait-il, à l’image de son metal progressif survitaminé, rebondir sur ce succès? Oui et non.

Voyager est donc une de ces multiples formations australiennes qui redynamisent le metal progressif avec des approches parfois très pop, à tout le moins très accessibles et originales. Le groupe se caractérise par une musique qui emprunte tout autant au djent qu’aux sonorités eighties.

Colours in the Sun compte une dizaine de pistes, quasiment toutes calibrées entre trois et quatre minutes (la plus longue n’atteint pas les six minutes). L’album dure donc environ quarante minutes, on ne s’éternise pas.

Il y a dans cet album des morceaux très réussis et d’autres… un peu moins. Curieusement, les premiers se retrouvent quasiment tous au début de l’album: “Colours”, “Brightstar” ou “Saccharine Romance”, pour ne citer que ces trois-là, qui sont clairement mes préférées.

Plus, bien évidemment, l’emblématique “Entropy”, où chante Einar Solberg de Leprous, qui est pas mal non plus mais pas mon préféré.

Le reste de Colours in the Sun est plus plan-plan. Oh, on y trouve encore quelques passages bien excités, comme “Reconnected”, mais rien qui me titille autant que les précités.

Musicalement, Voyager reste fidèle à son slogan “epic electro progressive power pop metal”: je lui trouve même, par certains côtés, des aspects djent plus mordants et, globalement, des morceaux plus réussis que sur Ghost Mile. Je pense notamment à l’exceptionnel “Saccharine Dream” et son ambiance SF/cyberpunk.

Seulement, globalement, Colours in the Sun peine à arriver au niveau de son prédécesseur. On a un peu l’impression qu’après un départ en fanfare, le soufflé retombe – si vous me pardonnez ce mélange surréaliste de métaphores. Ça fait quand même une bonne moitié de l’album qui est très bonne, voire exceptionnelle, alors que le reste oscille entre le bon et le moyen.

Vous pouvez trouver Colours in the Sun sur Bandcamp, mais le groupe a déjà sorti trois vidéos musicales (“Colors”, “Brightstar” et “Entropy”).

Bonus: la video de “Brightstar”

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