Voyager: Ghost Mile

Voyager: Ghost Mile

Il y a des groupes dont on n’attend pas forcément des merveilles et qui parviennent à vous surprendre. Ghost Mile, du groupe de metal progressif australien Voyager, fait partie de ces surprises – pas tant par son originalité, mais par sa qualité globale.

Voyager fait partie de cette constellation de groupes australiens, avec Breaking Orbit, Vanishing Point, Plini et d’autres, qui croisent aux frontières entre le rock et le metal progressifs. Leur musique n’est pas super-originale, mais elle combine une certaine recherche, une technicité certaine et un aspect mélodique et accessible.

Ce Ghost Mile – qui arrive après un V agréable, mais un peu inégal – compte dix pistes pour quarante-cinq minutes; un format simple et classique, sans esbrouffe, à l’image de la musique du groupe.

Quelque part, j’ai envie de parler de « metal neo-progressif » pour qualifier le style de Ghost Mile: une combinaison gagnante entre les aspects techniques du metal progressif (une grosse tendance djent, notamment) et l’accessibilité du néo-prog.

Le résultat est un rock progressif nerveux et musclé, mais également lumineux et positif, avec une petite ambiance SF (chant avec un écho marqué et claviers cristallins). Il me rappelle l’excellent premier album de Breaking Orbit, mais également le Altered State de TesseracT. Mention spéciale à la section rythmique, particulièrement impressionnante.

C’est ainsi que Ghost Mile peut non seulement se targuer d’aligner des morceaux remarquables comme « Misery Is Only Company », « Lifeline », « The Fragile Serene », « Ghost Mile » et l’exceptionnel « This Gentle Earth (1981) » (sans parler de la « reprise » de « What a Wonderful Day »), mais également d’avoir une cohérence globale impressionnante. Il n’y a aucun temps faible dans cet album, juste des pics d’excellence dans un ensemble globalement très élevé.

On pourra peut-être reprocher à Voyager de ne s’aventurer que dans des eaux déjà ultra-balisées. C’est possible, mais si le choix est entre cette approche et la technicité et l’originalité absconse, je pense que le groupe a pris la meilleure option.

Du coup, je me réjouis bien plus d’aller voir Voyager vendredi 27 octobre à Zoug (avec Uneven Structure, dont je vais chroniquer le nouvel album prochainement). Si vous n’avez pas l’occasion de les voir près de chez vous, jetez-vous sur Ghost Mile, c’est du tout bon!

Bonus: la vidéo du morceau-titre, mais le groupe a une playlist vidéo avec l’intégralité de l’album sur YouTube

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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