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Wobbler: Dwellers of the Deep

Wobbler: Dwellers of the Deep

Je ne m’y attendais pas. D’une part, de voir Dwellers of the Deep, le nouvel album de Wobbler, chroniqué dans Angry Metal Guy (avec une note impressionnante). Et, d’autre part, de tant kiffer cet album de rétro-prog.

Il faut dire que j’ai déjà auparavant chroniqué deux albums de Wobbler, formation norvégien dont le rock progressif est clairement inspiré par le Yes du tout début des années 1970. J’avais été peu ou moyennement impressionné. Qu’est-ce qui a changé?

Dwellers of the Deep est un album de trois quarts d’heure, qui ne compte que quatre pistes. Un rapide calcul permet de comprendre que, oui, c’est du prog, tendance « epics à rallonge ». Surtout quand on considère qu’une des compositions fait moins de cinq minutes.

Pour répondre à la question précédente, la réponse est peut-être « moi ». Bon, j’en doute un peu, mais force m’est d’avouer que cet album a tapé pile dans mon hyprogthalamuse.

Il faut dire que Dwellers of the Deep démarre en fanfare, avec un « By the Banks » qui pose le ton d’emblée: sonorités vintage, voix andersonienne en diable, compositions élaborées et production moderne. La recette idéale pour quatorze minutes de bonheur.

« Five Rooms » enchaîne dans la même veine, avec huit minutes de grand prog symphonique et une débauche de soli hallucinants. « Naiad Dreams » est une petite respiration acoustique avant le final « Merry Macabre », dix-neuf minutes – excusez du peu – et une conclusion énormissime.

Dwellers of the Deep est à la base un album impressionnant, mais qu’il est facile de qualifier de « dérivé » tant la proximité stylistique avec Yes tient de la décalcomanie. Mais il est sublimé par une énergie et un enthousiasme impressionnants.

C’est peut-être ça la touche de Wobbler sur cet album: ils assument complètement leur côté borderline plagiat et ils se lâchent. Pour tout vous dire, un après-midi, je me suis passé cet album en boucle. C’est le genre de chose qui ne m’arrive jamais, en temps normal (il y a des exceptions, comme le Restoration de Haken).

Donc, je suis bluffé. Pour le coup, mon couplet habituel sur le rétro-prog, je m’en fais du petit bois pour l’hiver. Avec Dwellers of the Deep, Wobbler signe un de mes albums préférés de 2020. Peut-être pas le meilleur, mais en cette période un peu glauque, cet enthousiasme venu d’une autre époque vaut toutes les prescriptions du monde.

L’album est sur Bandcamp et je vous encourage vivement à lui consacrer une cinquantaine d’écoutes. Au moins.

Bonus: un medley en live-studio de l’album – de près de neuf minutes, parce que prog

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