An Evening with Nightwish in a Virtual World

Vendredi soir, ma dame et moi nous sommes allé voir un concert de Nightwish. Oh, pas bien loin: dans notre salon de télé. Bon, en vrai, ce n’était pas vraiment un concert, mais un événement en livestream intitulé An Evening with Nightwish in a Virtual World.

Comme son nom l’indique – sans même parler de la période – ce n’était pas un vrai concert. Sauf que c’était quand même, officiellement, la première date de la tournée Human. :||: Nature. Et c’était aussi le premier concert avec leur nouveau bassiste, Jukka Koskinen (Wintersun, Amberian Dawn).

Et, quelque part, c’était quand même un vrai concert, avec les musiciens qui jouaient en live – avec les fausses notes et tout. Sauf que ce concert se déroulait dans un décor virtuel: « The Islanders Arms, une auberge elfico-steampunk.

Alors, certes, d’une part, c’est le genre de truc qui est kitschouille à souhait. En même temps, Nightwish, ça a toujours été kitschouille à souhait. D’autre part, la présence d’un public manquait singulièrement, de même que les éclairages qui pètent les rétines et des pyrotechniques qui dynamitent la scène deux fois par morceaux.

Mais bon, ça avait quand même ses bons côtés: on n’a jamais pu voir les musiciens d’aussi près. Même à Meyrin. Pas non plus besoin de faire une heure de queue pour payer le parking. Ou d’attendre deux heures pour être à la maison. On a même pu inviter Fulgan – qui nous avait d’ailleurs offert les billets – à venir le regarder avec nous.

Pour l’installation, j’ai dû bricoler un peu: amener l’ordi portable dans le salon télé, le brancher sur la plus grande télé de la maison et aussi apporter mes hauts-parleurs extérieurs afin d’avoir une qualité de son décente – pas exceptionnelle, mais décente.

Et honnêtement, ce petit concert était bien sympathique. En fait de soirée, on a eu droit à un show d’une heure et demie, surtout centré sur les derniers albums. C’est logique, vous me direz.

Les morceaux-phare du dernier album, comme « Noise », « Harvest », « Shoemaker », « Hows’s the Heart » ou « Tribal », étaient au cœur du spectacle, mais on a également eu notre lot d’incontournables, comme « Ghost Love Score » ou « The Greatest Show on Earth » (les deux pour un final en apothéose).

La particularité de ce concert, c’est l’absence de Marko Hietala. Dans le groupe depuis vingt ans, sa présence n’était pas seulement physique, mais il assurait aussi une part non négligeable des vocaux.

S’il est partiellement remplacé dans ce rôle par Troy Donockley (qui est également à la guitare, à la flute et aux uilean pipes), c’est très différent. Ce n’est pas lui faire insulte que de dire qu’il est un peu fluet pour ce costume-ci. Du coup, cette absence change quand même pas mal la structure de beaucoup de compositions. Attendez-vous à être surpris.

Après, j’ai toujours été impressionné par la capacité de Nightwish à s’adapter aux multiples changements de musiciens, avec souvent des effets très bénéfique sur leur style (j’ai toute une théorie sur pourquoi le départ/lourdage de Tarja a été la meilleure chose qui soit arrivée au groupe). Du coup, il faut voir cette tournée comme une forme de rodage pour cette nouvelle structure.

Et puis bon, ce genre d’événement livestream, comme un vrai concert, mais sans public et avec un décor impossible à reproduire en live (encore que), c’est peut-être aussi le point de départ d’autres spectacles du même genre.

Alors oui, les décors ont un côté « jeu vidéo de série B » et, par rapport à un vrai concert, ça fait un peu ersatz. N’empêche que, l’espace d’une soirée, on a eu envie de croire à la magie.

Bonus: le mini-trailer du spectacle

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5 réflexions au sujet de “An Evening with Nightwish in a Virtual World”

  1. Ben oui les concerts en live streaming c’est un peu la misère mais c’est mieux que rien.
    Ceci dit au début j’en suivais pas mal, mais là ça ne fait plus vraiment envie.
    Marre du virtuel.

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  2. Ben c’est déjà pas mal. Moi non plus pas temps que ça. Tesseract, Ray Wilson, Melanie & Martin, et plusieurs Mark Atkinson.

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  3. J’adore l’ère Anette Olzon. J’ai appris à apprécier la voix d’opérette de Tarja Turunen (le “j” se prononce “i”). Quant à Floor Jansen, elle allie l’aspect Pop d’Anette et l’aspect Opéra de Tarja. Par contre, guère fou-fou les deux derniers disques avec Floor. Ca ronronne.

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    • Anette, en tant que chanteuse, n’était pas exceptionnelle, mais j’ai l’impression que ça a poussé Nightwish à beaucoup affiner sa formule. Après, je suppose qu’on pourrait dire que ladite formule étant maintenant rodée, ça “ronronne” un peu, mais je trouve que, dans chaque album, il y a des innovations.

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