Astronoid: Air

Astronoid: Air
La chronique de Angry Metal Guy qui m’a incité à m’intéresser à Air, premier album d’Astronoid, citait en vrac comme influences Coheed and Cambria, Devin Townsend et Alcest. Selon l’expression consacrée, y’en a aussi, mais pas seulement.

Quintet américain, originaire de Boston, Astronoid propose une musique entre le post-rock “stellaire” à la God Is an Astronaut, pour les ambiances, le post-metal à grosses guitares et le côté évanescent du chant alcestien, souligné par des passages au vocoder. Un peu toute la gamme des musiques post-quelque chose et assimilés, avec une pincée de prog et de psychédélique en sus.

Avec neuf pistes et cinquante minutes, Air est plus court qu’il n’en a l’air. Les compositions tournent autour de cinq à six minutes, ne dépassant cette durée que rarement – et pas de beaucoup, dans un sens comme dans l’autre. Mais les ambiances post-rock, avec de grandes plages instrumentales et un chant éthéré, donnent l’impression d’un album plus long.

La grande force d’Astronoid, c’est d’arriver à combiner ici l’énergie du post-metal, sans le côté râpeux d’un Isis, avec le côté lumineux de certains groupes de post-rock, mais avec plus d’intensité. Il se dégage de cet album une impression d’urgence, une force directrice qui sous-tend l’ensemble.

Pour moi, Air est une excellente surprise – un peu tardive, puisque l’album est sorti en 2016 – qui allie plein de trucs que j’aime beaucoup, avec en prime énergie et enthousiasme. Des pistes comme “Up and Atom”, “Resin”, “Homesick”, “Tin Foil Hats” ou “Obsolete” sont juste superbes.

Je pourrais éventuellement chouiner sur le fait qu’à la longue, les morceaux ont tendance à se ressembler. On a un peu l’impression qu’Astronoid s’est trouvé une recette et l’applique un peu pour tout. Dans la mesure où il s’agit d’un premier album, je veux bien le leur pardonner, d’autant que ladite recette est excellente; des comme ça, ils peuvent encore m’en sortir un ou deux avant que je me lasse.

Cerise sur le gâteau, Air, qui est sorti il y a un peu plus d’un an, est téléchargeable sur Bandcamp à prix libre, ce qui est une excellente initiative que je ne peux qu’approuver – même si c’est un album qui vaut largement qu’on leur laisse un paiement correct. S’il n’était pas sorti fin 2016, il aurait fait un très bon candidat au titre d’album de l’année.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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