Discipline: Captives of the Wine Dark Sea

Discipline: Captives of the Wine Dark Sea

Vous connaissez la routine: bon rétro-prog, mauvais rétro-prog, blah stuff. Discipline, qui m’avait impressionné avec To Shatter All Accord, revient avec un Captives of the Wine Dark Sea dont j’attendais beaucoup. Trop, sans doute.

Groupe américain, originaire de Detroit, réuni autour de Matthew Parmenter, Discipline fait du rétro-progressif très inspiré par King Crimson (un peu) et Van der Graaf Generator (beaucoup). Ce qui est original dans sa non-originalité.

Captives of the Wine Dark Sea compte sept pistes pour environ quarante-cinq minutes. Ce qui ferait environ six minutes par pistes, mais ce n’est pas aussi simple, puisque plusieurs compositions tournent autour de trois-quatre minutes, alors que la première approche les dix minutes et la dernière file sur près d’un quart d’heure.

À l’écoute de cet album, deux choses sont évidentes: Matthew Parmenter et ses acolytes connaissent leurs classiques – ceux des deux Grands Anciens sus-mentionnés, en tout cas – sur le bout des doigts et ils savent également se servir de leurs instruments. Une troisième chose devient également évidente: ça ne suffit pas à faire un très bon album.

Oh, Captives of the Wine Dark Sea est un album très amusant à écouter, surtout les trois premières pistes – “The Body Yearns”, “Life Imitates Art” et l’instrumental “S”.

Mais c’est principalement parce que le matériau d’inspiration était excellent et aussi parce que l’interprétation est au niveau et qu’on croirait que Discipline a ressorti des bandes oubliées dans un coffre au grenier d’un pavillon de la banlieue londonienne au lieu d’être un groupe originaire de la ville des Studios Motown, aujourd’hui.

En d’autres termes, la copie est bonne, voire très bonne, mais j’ai l’impression que Discipline n’a pas vraiment quelque chose à dire de plus. Le groupe ne parvient pas à moderniser les sonorités comme il l’avait fait sur To Shatter All Accord et n’explore que peu d’autres influences. Ce n’est pas mauvais, mais c’est frustrant; comme mentionné en introduction, j’en attendais mieux.

Vous pouvez trouver Captives of the Wine Dark Sea sur Bandcamp et donc y jeter une oreille avant d’envisager l’achat. C’est probablement la chose la plus sage à faire. Le rétro-prog a cette particularité d’être un genre qui peut aussi bien susciter l’enthousiasme que le rejet – parfois les deux, d’ailleurs.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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