Notre maison à la campagne

Ça, c’est fait: nous voici donc officiellement – ou presque – résidents dans une grande maison de la campagne genevoise! Ce qui appelle quelques remarques: d’une part, oui, il existe une campagne genevoise et, d’autre part, c’est pour moi un grand changement. Je dis “pour moi”, parce que ma dame, elle, retrouve la maison de son enfance.

Nous nous retrouvons donc dans une grande maison de trois étages, plus un sous-sol habitable, avec jardin, terrasse, véranda et même une mare. Sans compter des annexes, genre une vraie-fausse écurie et un grand hangar-atelier.

Les gens qui connaissent notre bazar – pas loin de 200 cartons et il reste encore des affaires à l’appartement – pourraient se dire “cool, vous allez avoir de la place”. C’est aussi ce que je me disais. J’étais naïf. En fait, dire qu’on est dans les cartons jusqu’au cou n’est pas une métaphore.

D’une part, on emménage dans une maison qui est déjà meublée et dans laquelle il y avait déjà une blinde de bouquins. En plus, la villa a été construite dans un style “ferme” et certains agencements sont un peu biscornus. Du coup, on a un peu le même problème qu’à l’appartement: ce n’est pas tant qu’on manque d’étagères, c’est qu’on manque de murs.

D’autre part, la maison n’est pas inoccupée: y habitent deux autres personnes et, bientôt, une troisième. Ce qui va nécessiter une certaine forme de coopération et de partage de l’espace. Rien qui ne puisse se régler par un sérieux nettoyage par le vide: on a vraiment, vraiment beaucoup de choses et arriver dans une maison déjà occupée signifie qu’il y a pas mal d’objets à double (ou plus).

Sans même parler des chats, qui peinent quelque peu à retrouver leurs marques. Caramel fait la gueule, parce qu’il ne peut pas sortir – on préfère le garder deux ou trois semaines à l’intérieur, le temps qu’il s’y fasse – et Winry explore partout avec son habituel mélange de crainte panique et de curiosité.

Dans l’absolu, c’est très chouette, mais je ne vous cache pas que, moi aussi, je vais devoir retrouver mes marques. Pour le moment, je dois surtout gérer les piles de cartons à défaire, trier et ranger (c’est là que je me dis que mes idéaux de légèreté ont quelque peu souffert) – ainsi qu’un mal aux pieds digne de celui rapporté du Night of the Prog.

Un autre défaut, c’est que même si Genève n’est pas un grand canton, “campagne” signifie qu’on est plus loin du centre ville et des trucs intéressants. Ça va impliquer quelques changements dans les habitudes de transport: fini le tram à cinq minutes de marche, bonjour les bus de campagne qui passent une fois par heure – et qui ne vont même pas au centre.

Ça va aussi signifier une augmentation significative de mon trajet pour aller au bureau, de 7.5 km à 13 km. Certes, avec le vélo électrique, ça aide pas mal, mais ça fait une trotte. Et, en hiver, la campagne, ça gèle souvent.

Mais bon, tout ça c’est un peu du first world problem. Honnêtement, mon souci majeur, ça va être de m’habituer à ne plus vivre dans la même rue qui m’a hébergée pendant quarante-cinq ans. Mais, niveau qualité de vie, je pense qu’il n’y a pas photo.

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