Major Parkinson: Blackbox

Major Parkinson: Blackbox
Si je vous dis que la première chose qui m’est venue à l’esprit en écoutant Blackbox, de Major Parkinson, c’est “tiens, du Alphaville version dark-prog”. À ce stade, vous avez le droit de fuir, mais ce serait dommage. L’album a été encensé par mal de chroniqueurs et non sans raison.

Major Parkinson est un groupe norvégien qui mélange rock progressif et new-wave. Entre autres: le groupe se définit par la formule “entre pop et psychose”. On y trouve pas mal de sonorités rétro-prog (Genesis et Kansas, notamment), du violon et pas mal d’électro-pop aussi, le tout dans des compositions sombres et alambiquées survolées par un duo de voix, masculines et féminines.

Oui, les Norvégiens font souvent des trucs fumés – et pas seulement du hareng.

Blackbox aligne neuf pistes dont la durée varie allègrement entre une et dix minutes et qui s’imbriquent les unes dans les autres à la façon d’un concept-album. Je ne suis toujours pas convaincu que c’en est, mais ce n’est pas très important.

Musicalement, c’est impressionnant. Sombre, mais impressionnant. Disons que Major Parkinson est un groupe qui repousse avec un enthousiasme quelque part peu déjanté les limites du rock progressif.

Par exemple, “Isabel – A Report to the Academy” donne l’impression d’avoir été dans un asile d’aliénés pour vieux film d’horreur. “Baseball” est un délire impressionnant qui part dans tous les sens, tout en restant cohérent. Et “Blackbox” a des faux airs de Diablo Swing Orchestra.

Dit comme ça, ça ne fait peut-être pas envie, mais pour moi, Blackbox est un des symboles du renouveau du rock progressif, qui place un groupe comme Major Parkinson au même niveau que des formations comme Haken ou Frost*, capables de renouveler en profondeur le genre.

Après, c’est clair que l’album risque de ne pas être au goût des puristes. C’est bien dommage, mais surtout pour eux. Les esprits plus ouverts auront eux à cœur d’aller y consacrer une écoute sur le site Bandcamp du groupe.

Bonus: la vidéo de “Blackbox”, qui n’est pas forcément la piste la plus représentative de l’album (c’est d’ailleurs la dernière)

https://www.youtube.com/watch?v=DWJxbPpgt0c


Also published on Medium.

Also on:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :