The Algorithm: Compiler Optimization Techniques

The Algorithm: Compiler Optimization Techniques

Il est temps de ressortir les sweaters à capuche noirs, les masques de Guy Fawkes – c’est de saison – et de s’asseoir dans le noir devant un écran monochrome à tons verts sur lequel défilent des lignes de commande: Compiler Optimization Techniques, le nouvel album de The Algorithm, est sorti!

The Algorithm – Rémi Gallego au civil –, c’est un projet français qui s’inscrit dans la même lignée que Carpenter Brut ou Perturbator: une synthwave enrichie au metal lourd. On a donc ici une musique électronique qui rappelle les grandes heures des synthés des années huitante, mais avec une batterie et une guitare dans le plus pur style metal.

Autant le précédent album, Brute Force, était composé d’une palanquée de morceaux courts, autant Compiler Optimization Techniques se contente de cinq pistes, mais dont la plus courte dépasse les six minutes, jusqu’à approcher la barre des douze pour “Cluster”. Au total, l’album dure près de de trois quarts d’heure.

Du coup, avec un tel format, The Algorithm s’essaye à varier les tableaux, avec plus ou moins de bonheur. Pour être plus précis, je suis moins globalement convaincu par cet album que par le précédent. Peut-être que la surprise est passée?

Bon, globalement aussi, il est très bon. Le mélange entre synthwave et metal fonctionne toujours aussi bien et, d’un point de vue poutre, est toujours aussi efficace. “Cluster”, la première piste, est à ce titre très représentative de cette alchimie réussie, de même que la fin de “Fragmentation”. Mais il y a deux ou trois passages qui me convainquent moins, comme le très chaotique “Binary Space”.

Je ne sais pas si c’est parce que j’ai désormais dans l’oreille d’autres exemples de ce retour en force de la synthwave – je pense surtout à Carpenter Brut – mais je trouve ce Compiler Optimization Techniques un ton en-dessous de son prédécesseur, Brute Force.

Cela dit, il est quand même très bien, avec une impressionnante palette de très bons morceaux et d’ambiances futuristo-cyberpunk à l’ancienne (mais moderne quand même). Il est peut-être même plus prog que Brute Force dans son format (longues pistes avec des tableaux différents).

Il est disponible sur Bandcamp, au téléchargement, à un prix très raisonnable (€5).


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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3 réponses

  1. Le Brun Jean-Christophe dit :

    On dirait du Ozric Tentacles joué dans les forges de Sauron. Tu aimes ça toi ? Sérieusement…

    • Alias dit :

      Sérieusement.

      Et puis “du Ozric Tentacles joué dans les forges de Sauron”, comme qualificatif, ça claque pas mal, quand même! 🙂

      • Le Brun Jean-Christophe dit :

        J’étais certain que le qualificatif te parlerait. Pour ma part je n’aime pas Ozric Tentacles, enfin pas trop, et Sauron, j’ai toujours trouvé que c’était un petit joueur.

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