The Expanse, saison 3

The Expanse, saison 3

On va poser les choses dès le départ: à moins que quelqu’un arrive, dans les deux ans à venir, à faire quelque chose de vraiment top-fumé, la troisième saison prouve que The Expanse est la meilleure série de science-fiction de la décennie (avec Person of Interest en numéro 2) épicétout.

À vrai dire, il faudrait ici parler des troisièmes saisons, tant la trame change radicalement au milieu de celle-ci: sans vouloir divulguer l’histoire, le septième épisode (sur treize) part sur une ambiance complètement différente.

On va retrouver l’équipe du Rocinante, mais également Chrisjen Avasarala, la diplomate la moins diplomate des Nations-unies, en fâcheuse posture à la fin de la saison précédente. On va surtout retrouver la protomolécule, source de tous les questionnements et de toutes les magouilles des précédentes saisons, et un système solaire en guerre.

Autant la première était plutôt pépouze et la deuxième commençait un peu à masser, la première moitié de la troisième saison va à cent kilomètres à la seconde. Et la deuxième, si elle est un peu moins nerveuse, est néanmoins bien tendue du slip avec une sorte de huis-clos interstellaire avec trois nations qui, quelques mois plus tôt, étaient occupées à se bouffer le nez et se retrouvent soudainement forcées de coopérer.

James Holden et son équipage, à bord du Rocinante, forment la colonne vertébrale du fort nombreux cast de la série, mais ce ne sont pas les seuls. Dans cette saison, quelques nouveaux personnages amusants apparaissent. Déjà, Prax était pas mal comme ingénieur agronome à contre-emploi, mais pour le coup, entre l’ancien pirate belter réhabilité et la pasteure méthodiste badass, on a droit à une galerie vraiment impressionnante.

Surtout, la conclusion de la saison ouvre la porte – littéralement – à un changement majeur de perspective. Je ne vais pas trop divulguer, mais à première vue, la saison 4 va probablement être très différente des trois premières. Saison 4 qui a d’ailleurs bien failli ne jamais voir le jour, vu que la série a été lâchée par Syfy avant d’être reprise par Amazon. Le contraire eut été très dommage.

Si vous aimez votre science-fiction avec plus de science que de fiction et des question politiques, ne manquez surtout pas The Expanse.


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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4 réponses

  1. Baroona dit :

    Woh. La placer au-dessus de “Person of interest”, ça me donnerait presque envie de me lancer, si ce n’était pour mon allergie de plus en plus prononcée pour les adaptations…
    Baroona Articles récents…Franck Ferric – Trois oboles pour CharonMy Profile

    • Alias dit :

      “Person of Interest” a pour lui que ce n’est pas une adaptation. Mais, disons que pour le “sense of wonder”, The Expanse est largement au-dessus.

  2. François dit :

    Oh que je me réjouis de regarder ça!
    François Articles récents…FinMy Profile

  3. Et la suite sera probablement très bien aussi.
    J’adore cet univers. Dire qu’il est propice au jeu de rôle est une litote, c’est un univers de jeu de rôle. Les romans ont commencé par être des aventures vécues par un groupe de joueurs, dans cet univers qui avait été créé pour un jeu de plateau… Et il me semble même que c’est pour ça qu’on retrouve Ty Franck avec Daniel Abraham sous le nom de plume bicéphale de James SA Corey.
    Et depuis peu la boucle est bouclée, avec la parution prochaine d’un jeu de rôle “The Expanse” chez Green Rônin qui utilisera le moteur AGE. Le kickstarter vient de finir, et j’attends mon livre en pdf pour fin 2018, le livre papier début 2019… J’ai fait jouer l’aventure du quickstart samedi dernier, il faut encore que j’en fasse le compte-rendu.
    Les saisons suivent la chronologie des livres, première saison, premier livre, etc… Et il est vrai que les livres et la série sont un poil différents. Je ne pense pas que ce soit un mal, d’ailleurs, autant adapter l’histoire au média pour offrir un meilleur spectacle. Tant qu’on ne tord pas complètement le sujet pour en faire un truc décevant, s’entend. En l’espèce, la série est assez fidèle à l’ambiance des livres sinon à l’histoire qui s’y déroule. Et franchement, elle colle au fauteuil.
    Si vous voulez lire les livres, mon conseil : regardez la série avant. C’est ce que j’ai fait et à chaque fois que je lis une tirade d’Avasarala, j’entends la voix de l’actrice.

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