The Thirteenth Sun: Stardust

The Thirteenth Sun: Stardust

Encore un album de metal progressif via les recommandations de Angry Metal Guy! Décidément, ce site est une drogue (et il me coûte presque aussi cher)… The Thirteenth Sun est un groupe roumain – ce n’est pas mon premier, mais ce n’est pas non plus une nation de suspects habituels – et Stardust est un premier album impressionnant qui parle beaucoup de fin du monde.

Si AMG décrit The Thirteenth Sun comme un groupe inspiré par Devin Townsend et Opeth, je trouve qu’il tient plus des seconds et de leur rétro-prog-psyché que du premier. C’est plus du rock progressif teinté de metal que le contraire, même si la teinture en question en contient des dosages conséquents.

Avec sept pistes et une durée un poil en-dessous des cinquante minutes, Stardust a une bonne tête d’album de prog: faites le calcul, on est à sept minutes de moyenne par morceau et, en effet, les compositions tournent autour de six à neuf minutes.

Si The Thirteenth Sun joue avec un son vintage, on ne peut pas dire qu’ils sombrent non plus dans les affres du rétro-prog le plus nostalgique, non plus. De façon générale, Stardust sonne bel et bien comme un album de 2017, avec une production solide et des compositions modernes. Et quelques growls, aussi.

La fin du monde décrite dans cet album n’est pas trop du genre à avoir été mise en scène par Michael Bay. Certes, elle a ses moments d’emballement, de chaos et de trucs qui explosent (l’intro de “Universe is Burning”), mais on a plus l’impression d’un événement vu de l’extérieur, de façon presque clinique.

Du coup, Stardust a tendance à jouer sur des modes mineurs, un peu en dedans. Ce n’est pas forcément un mal, mais ça donne à l’ensemble un côté plus contemplatif que nécessaire. Parfois, le concept ronronne un peu trop là où on l’aurait aimé plus nerveux.

Cela dit, pour un premier album, Stardust est impressionnant de professionnalisme et de maîtrise. The Thirteenth Sun est un groupe qui, à l’ouï de cette galette – que vous pouvez trouver sur Bandcamp – semble promis à un avenir des plus intéressants.


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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4 réponses

  1. freDeric dit :

    Perso je retrouve dans cet album ce que j’avais perdu dans les derniers Opeth. La comparaison est facile mais rien que le mélange voix chantée et gutturale , le coté mélodie , les envolées lyriques, la baston de “Universe is Burning” et ses passages cool et planants, bref, je vais les suivre à la loupe.

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