Weend'ô: Time of Awakening

Weend’ô: Time of Awakening

Depuis le temps que j’entendais parler de Weend’ô, groupe français de rock progressif symphonique, j’ai profité du pillage traditionnel de Gibert Musique lors de mon dernier passage à Paris pour acquérir leur dernier album, Time of Awakening. Eh bien c’est plutôt très chouette!

Quatuor emmené par Laëtitia Chaudemanche (chant, claviers et textes) et Térence N’guyen Van (guitares et composition), Weend’ô propose un rock progressif moderne, avec des fortes influences metal, un peu comme un Riverside avec une voix féminine remarquable. L’ensemble est plutôt posé, voire contemplatif, mais ne manque pas de déchaînements d’énergie.

Time of Awakening compte trois pistes: “Time of Awakening”, en trois parties et plus de vingt minutes, “Angel Dust” morceau-charnière de huit minutes, et les quelques dix minutes de “Elea”, en deux parties. Près de quarante minutes, donc, pour un ensemble qui se lie de façon presque organique. L’album compte également une version alternative de “Angel Dust”.

Le morceau-titre est un voyage; il est certes long, mais il s’articule de façon très fluide entre ses parties contemplatives et ses accélérations. C’est à mon avis le plus réussi de l’album, où l’émotion du chant s’allie le mieux à la précision des compositions.

Je suis moins enthousiaste pour “Angel Dust”, qui est plus plan-plan, surtout par comparaison avec les deux autres. Il s’améliore vers le milieu, mais son début est un peu mou. “Elea” commence aussi de façon un peu poussive, mais évolue rapidement vers un mode épique impressionnant et un final à la Lunatic Soul.

Un des éléments les plus impressionnants de Weend’ô, c’est la maîtrise dont ils font preuve, d’une part sur des compositions qui adoptent volontiers des formes longues, voire très longues, et d’autre part au niveau de leur capacités instrumentales individuelles et collectives.

Avec Time of Awakening, on n’est pas dans un prog très technique, mais plutôt dans une forme qui privilégie la cohésion et la narration musicale. De ce point de vue, c’est un album très réussi, peut-être même un des meilleurs de l’année. Je vous le recommande instamment.

À noter que, si l’album a sa page sur Bandcamp, on ne peut hélas pas l’y écouter, ce qui est frustrant.

Bonus: la vidéo de “Angel Dust” (dans sa forme courte), qui n’est hélas pas mon préféré

https://www.youtube.com/watch?v=ZRZwp7IPF20

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