Kung Fury

Kung Fury

Dans la série « tonton Alias regarde des trucs que tout le monde a déjà vu douze fois », j’ai profité du week-end pour enfin visionner Kung Fury.

Kung Fury, c’est le projet de David Sandberg, un Suédois un peu fou qui voulait faire un film d’action comme dans les années 1980, mais en pire, et qui a lancé un financement participatif pour cela. Il espérait obtenir un million pour faire un long-métrage.

Au final, il a eu assez pour un film de trente minutes, ce qui est assez heureux: si Kung Fury est très rigolo en l’état, je soupçonne que, sur une plus longue durée, ça aurait pu lasser.

Parce que, quand je dis « comme dans les années 1980 », il faut comprendre « parodie turbodébile des films de l’époque ». Ça implique quand même un flic de Miami, une prophétie shaolin, Hitler, Thor, un hacker qui hacke tout, même le temps et la mort, des barbares avec des armes automatiques, un Tricéracop et un Laseraptor. En trente minutes, donc.

Pour ceux qui ont lu le livre de base de Freaks’ Squeele le jeu d’aventures, la bande-annonce de ce truc a été ma principale source d’inspiration pour créer le genre « vikingsploitation ». Maintenant, vous savez.

Alors bon, la parodie n’est pas exactement un modèle de finesse. Certes, le genre originel non plus, mais ça implique quand même ici une grande quantité de démembrements sanguinolents et de gens qui explosent. Quelque part, ça a un côté Feng Shui joué avec des rôlistes de moins de quinze ans.

À côté de ça, les dialogues sont nazes, avec des blagues pourries, les effets spéciaux sont crapoteux et l’intrigue semble avoir été tirée sur une table aléatoire. Je ne vous parle même pas de la musique qui saute de la synthwave kitsch au hard-FM moisi.

Mais bon, quelque part, le côté complètement outrancier du Kung Fury est aussi ce qui fait son charme. C’est blindé de références à des clichés des années 1980, y compris aux dessins animés. Avec une mention spéciale pour l’hénaurme clin d’œil à Métal Hurlant dans la scène finale et pour le double caméo de David Hasselhof. On a même droit au magnétoscope qui déconne.

Le film étant intégralement et légalement disponible sur YouTube, ne vous gênez pas pour vous le caler pendant une pause-déjeuner ou sur un gros trajet en bus. Mais ne venez pas piorner si vos collègues de travail ou les autres passagers vous auront regardé de travers quand vous vous bidonniez tout seul.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. Imaginos dit :

    Mais qu’est ce que tu m’as fait regarder là ? ? ?
    Je ne peux pas dire que je me suis ennuyé, mais je ne suis pas certain de ne pas avoir perdu une grosse demi-heure de ma vie quand même… 😉
    Imaginos Articles récents…Je suis sûr que c’est un coup montéMy Profile

    • Alias dit :

      Je décline toute responsabilité en cas de perte massive de neurones. Ce n’est pas comme si je n’avais pas prévenu, non plus.

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