Oceans of Slumber: The Banished Heart

Oceans of Slumber: The Banished Heart

Je crois qu’il faut juste que j’arrête d’essayer de chroniquer des albums de Oceans of Slumber. J’avais quelque peu galéré sur les deux précédents albums, Blue et Winter, et leur nouvelle galette, The Banished Heart, me prouve juste que ce groupe a beau être très bien, il n’est pas vraiment pour moi.

Oceans of Slumber est un groupe américain de metal progressif dont la particularité première est d’avoir une chanteuse, Cammie Gilbert, qui opère dans un registre blues ou soul. C’est un mélange qui peut donner des résultats détonants – voir Zeal & Ardor – mais, dans le cas présent, il accompagne des morceaux lents et mélancoliques. Tout ce que je n’aime plus.

The Banished Heart est un album d’un gabarit certain: plus d’une heure et onze pistes, dont trois tutoient la barre des huit, voire neuf minutes. Hormis deux interludes instrumentaux de deux minutes et quelques, les autres titres tournent autour de cinq ou six minutes.

Encore plus que d’habitude, Oceans of Slumber me pose un véritable dilemme qui peut se résumer en une phrase archétypique: “ce n’est pas toi, c’est moi”.

Objectivement, c’est très bien fait: les musiciens sont au top (avec une mention spéciale aux claviers de Dopper Beverly, qui est également le batteur du groupe), les compositions sont plus que solides et l’album comporte de véritables perles, comme le morceau-titre ou “No Color, No Light” avec Tom Englund (Evergrey) en invité.

Seulement, Oceans of Slumber opère dans deux registres de metal progressif – le mélancolique et le death progressif – que je ne goûte pas vraiment. Du coup, même s’il y a des parties que j’aime beaucoup, l’ensemble de The Banished Heart ne me parle pas vraiment. Ou alors c’est pour me growler des gros mots…

Dois-je donc vous recommander cet album? En toute honnêteté, oui. C’est un bon album qui ne devrait pas souffrir de mes goûts de chiotte en matière de metal progressif. Je vous suggère néanmoins de lui consacrer plusieurs écoutes attentives: ce n’est pas forcément le genre de musique pour les oreilles distraites.

Bonus: les vidéos de “The Banished Heart” et “No Color, No Light”, qui sont mes deux pistes favorites de l’album – le monde est bien fait, quand même!


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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