Spock’s Beard: Noise Floor

Spock's Beard: Noise Floor

Avec un titre comme Noise Floor et une pochette au look futuristico-symbolique, on aurait pu attendre de Spock’s Beard que, pour leur treizième album, ils nous livrent un opus de rock progressif moderne, avant-gardiste et ambitieux. Oui, des fois, je suis très naïf.

Spock’s Beard est une formation américaine qui fait du rock progressif à la britannique. Soyons honnête: elle est surtout connue pour avoir eu à sa tête Neal Morse et, depuis le départ de ce dernier, elle propose des galettes de bonne qualité, mais rarement très originales. Dans le cas présent, on peut même dire qu’elle plonge dans le rétro-prog.

Noise Floor compte huit pistes pour un peu plus de cinquante minutes. Les morceaux font entre cinq minutes et demie et huit minutes; du classique pour le genre. La version de l’album que j’ai écoutée était augmentée d’un CD bonus “Cutting Room Floor” avec quatre bonus de bonne facture et un bon quart d’heure supplémentaire.

Je vais vous la faire courte: avec cet album, Spock’s Beard donne encore plus que d’habitude dans le rock progressif vintage, que j’appelle volontiers rétro-prog. On va y retrouver des sonorités des Grands Anciens du genre – Yes, Genesis, Kansas et consorts – avec une production moderne. Voire Enchant, ce qui n’est pas très étonnant avec Ted Leonard, ancien chanteur du groupe, au micro.

Et c’est un peu tout.

Je ne vous cacherai pas également que, si le résultat est fort sympathique à l’écoute, surtout avec des musiciens qui maîtrisent clairement leur sujet, les belles mélodies peinent à faire oublier que tout cela manque singulièrement d’originalité.

C’est plus un motif d’agacement que de rejet; comme mentionné, Noise Floor est un album qui s’écoute d’autant plus facilement que Spock’s Beard tient bon la barre et il contient son lot de belles pistes, notamment “Somebody’s Home”, l’instrumental barré “Box of Spiders” et “Beginnings” aux sonorités très “morsiennes” (ou “old-skool Spock’s Beard”, si on veut), qui est à mon avis le meilleur de l’album.

Si vous êtes allergique au prog-à-l’ancienne-mais-moderne, passez votre chemin! Sinon, Noise Floor est un album sympathique, mais qui est loin d’être renversant.

Bonus: la vidéo de “To Breathe Another Day”


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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4 réponses

  1. Le Brun Jean-Christophe dit :

    “Spock’s Beard donne encore pus que d’habitude dans le rock progressif vintage”
    Acte manqué ? Lapsus ? Oui je suis d’accord, c’est du pus. Je ne suis jamais arrivé au boute de l’album, pourtant le précédent m’avais bien branché. Du Spock’s Beard sans Neal…

    • Alias dit :

      🙂
      J’espère ne jamais avoir à écrire une critique d’un album que je qualifierais de “pus”. Autant ne pas en parler.

      C’est dommage d’ailleurs que tu ne sois pas arrivé au bout: les deux dernières pistes sont à mon avis les meilleures de l’album.

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