anasazi: ask the dust

anasazi: ask the dust

Il a fallu quatre ans pour qu’anasazi ne se décide à sortir ask the dust. J’ai failli attendre! Ce d’autant que j’avais adoré 1000 yard stare et que j’espérais un successeur à la hauteur. J’avoue être un peu déçu, mais n’anticipons pas.

Groupe de rock progressif français fâché avec les majuscules, anasazi délaisse ici les ambiances énervées du précédent pour un prog mélancolique, teinté de metal. On y reconnaîtra des influences Katatonia, Pink Floyd ou Porcupine Tree. Voire un clin d’œil à “Hotel California” (sur “miles away”). Oui, encore.

Avec un peu plus d’une heure et onze compositions qui durent entre quatre et huit minutes, ask the dust est de nouveau un album d’un gabarit conséquent. Il est peut-être un peu long, d’ailleurs, mais rien de tragique.

Ceux qui suivent ses chroniques se rappellent sans doute qu’il y a peu, je confessais ma perte d’intérêt pour le metal progressif mélancolique à la Katatonia. Comme cet album s’en approche un peu, je dois avouer la même genre réticence.

Cependant, anasazi parvient à jouer sur les ambiances et à éviter la monotonie. La musique est plus proche du rock progressif que du metal et elle joue de plus sur une gamme de styles variée. Sans être particulièrement originale, elle mélange avec bonheur de nombreuses influences dans toutefois donner une impression de monotonie.

Surtout, le groupe montre ici un savoir-faire et une maîtrise remarquable, appuyée par une production solide. Ce qui nous vaut des titres de grande qualité, presque sans temps mort: “staring at the sun”, le bluesy et crépusculaire “feeling nothing”, “still i can’t hide” (qui va chercher des sonorités floydiennes) ou “and the grudge (still here)” sont autant de très belles pièces.

Seulement voilà: mes goûts ont évolué, le style d’anasazi aussi, mais pas dans les mêmes directions. Du coup, je me retrouve avec un album bien balancé, mais qui ne correspond plus à ce que j’aime.

Dans le cas présent, “ne correspond plus à ce que j’aime” ne signifie pas “je n’aime pas” pour autant. Objectivement, ask the dust est un album que je peux recommander avec nettement plus d’entrain que For a Black Tomorrow. Et pas seulement parce que j’avais croisé le bassiste lors du concert d’Alex Cordo l’année passée

En bonus, il est disponible sur Bandcamp, sous licence Creative Commons, non-commerciale, sans produits dérivés.

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