PYT: Mon grand amer

Je crois avoir déjà mentionné plusieurs fois que la variété francophone et moi, ce n’est pas le grand amour – plutôt “haine plus intense qu’un milliard de soleils“. Il y a des exceptions et il est assez ironique que, parmi celles-ci, il y ait un album intitulé Mon grand amer, par PYT.

Il faut dire aussi que PYT, c’est Pierre-Yves Theurillat, le charismatique chanteur de Galaad. Cet album, c’est son deuxième effort solo, écrit pendant le long hiatus du groupe. Il me manquait et j’ai pu le récupérer à la fin du concert il y a trois semaines.

Comme pour le premier, Carnet d’un visage de pluie, on y retrouve certains éléments “galaadiens”, même si on est bien plus proche de la chanson pure et dure que du rock progressif. La présence de Sébastien Froidevaux, le talentueux guitariste du groupe, y est sans doute pour beaucoup.

Mon grand amer est, comme son nom l’indique, un grand album: pas moins de vingt compositions (vingt-et-une en version numérique) et presque huitante (oui, j’ai fait exprès) minutes. Ça fait des pistes plutôt courtes, mais bon; ce n’est pas du prog, donc. Enfin, un peu quand même, mais pas beaucoup.

Il est donc grand, mais également amer. Pas comme quelqu’un qui ressasserait ses regrets, mais comme un bon café ou une IPA de qualité. De la bonne amertume, avec des textes travaillés, mélancoliques, parfois surréalistes.

Évidemment, vingt pistes, ça fait beaucoup – surtout quand on n’est pas fan du genre. Du coup, sans aller jusqu’à dire qu’il y a du déchet, je ne n’aime pas tout dans cet album.

Néanmoins, je retiens pas mal de compositions de très haut niveau, comme “Fast – Mourir semble toujours faux”, “Ma vraie prophétie” au thème apocalyptique et son accordéon qui me rappelle Le Voyage de Noz, “Looks Piled Like Newspapers” – l’une des incartades anglophones de l’album, “La beauté du geste”, “Les bruits courent” ou “Vers où vont nos aïeux”.

Il y a certes un côté fanboy plus ou moins assumé dans ma chronique: je suis un inconditionnel de Galaad – surtout de Vae Victis – et Mon grand amer, sans être un album de Galaad, garde suffisamment de l’ADN du groupe pour me satisfaire. Il est peut-être un peu trop long – le défaut de l’ADN prog, sans doute.

Vous pouvez le trouver sur les plateformes numériques légales ou, en CD, sur le site de son auteur.

Bonus: la vidéo-teaser de l’album


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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