The Sea Within

The Sea Within

Et allez, encore un supergroupe de rock progressif! Ça doit être la saison. Bon, si le nom est nouveau, le casting international de The Sea Within est composé de vieilles connaissances et ce premier album, du même nom, ressemble énormément à ce que faisaient en leur temps les Flower Kings, Transatlantic ou The Tangent.

En effet, The Sea Within aligne l’inoxydable Roine Stolt (The Flower Kings, Kaipa), Marco Minnemann (batteur pour Steven Wilson et Joe Satriani), Tom Brislin (qui a joué avec Yes), Jonas Reingold (The Flower Kings, Karmakanic, The Tangent) et la voix magique de Daniel Gildenlöw (Pain of Salvation) pour nous livrer une véritable orgie de rock progressif à l’ancienne.

Par exemple, “Ashes of Dawn” aligne des sonorités proches de King Crimson, « They Know My Name » ressemble à une suite du crépusculaire « Rendezvous 6:02 » de UK, les violons en moins. « The Void » est très proche de Genesis, sans parler des accents yessiens de « Broken Cord » ou du très floydien “Where Are You Going”.

Quelque part, on a l’impression que The Sea Within a voulu faire une sorte de compilation de morceaux “à la manière de” – un peu comme The December People, mais sans la thématique de Noël. On a donc un album qui compte huit pistes – plus quatre sur le CD-bonus du digipack – qui tournent entre cinq et sept minutes, avec deux anomalies: l’instrumental “The Sea Without” qui fait un peu plus de deux minutes, et l’epic “Broken Cord” et ses quatorze minutes. Au total, l’album fait quarante-cinq minutes et les bonus une vingtaine de minutes en plus.

Le hasard alphabétique a voulu que The Sea Within se retrouve juste avant le dernier album de Spock’s Beard et je dois avoué que ça sans doute contribué à renforcer mon impression d’avoir du rétro-prog. Certes, du rétro-prog interprété avec soin et avec une production moderne, mais encore une fois un rock progressif qui ne progresse pas beaucoup.

Cela dit, si on laisse de côté les râlaisons habituelles du Alias frustré par le manque d’originalité de l’ensemble, les compositions de The Sea Within sont spectaculairement efficaces. Roine Stolt et sa bande ont déjà moult fois démontré qu’ils maîtrisent les codes du genre à la perfection et cette perfection fait de The Sea Within un album particulièrement agréable à écouter.

Je le recommande donc particulièrement à ceux qui ne sont pas trop dérangés par cette tendance à la récupération des sonorités des temps passés. Je suppose que certains puristes seront, comme moi, un peu gênés par le côté “rue de la Pompe” du genre, mais si on passe outre, il y a suffisamment de belles mélodies pour y trouver son compte.


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Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. Le Brun Jean-Christophe dit :

    C’est vrai que niveau originalité, on a déjà fait mieux. Mais s’ils avaient voulu composer un best of Flower Kings Pain of Salvation Transatlantic, ils n’auraient pu faire mieux. Moi j’adore sans restriction, je suis sans doute en train de virer au vieux con nostalgique… D’ailleurs j’attends le vinyle avec impatience.

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